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L'ex-entraîneur des Griffons écope d'une probation surveillée de deux ans pour voyeurisme

Un ex-entraîneur de natation de l'Outaouais coupable de voyeurisme s'en tire sans casier judiciaire. Le juge a toutefois imposé, jeudi, au palais de justice de Gatineau une absolution conditionnelle à Gilbert McDonald.

Un texte de Pascale-Marie Dufour

Celui qui était jusqu'à l'année dernière l'entraîneur fort estimé des Griffons, au Cégep de l'Outaouais, était visiblement fragile. Il a éprouvé de la difficulté à contenir ses larmes lors du prononcé de la peine.

L'homme de 49 ans devra également se soumettre à une probation surveillée de deux ans. Il devra conserver une bonne conduite et respecter de nombreuses conditions, dont l'interdiction de se trouver à proximité de la victime.

M. McDonald est aussi condamné à 150 heures de travaux communautaires. Enfin, il devra verser 1000 $ au CAVAC, le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels.

Depuis son arrestation en janvier 2015, Gilbert McDonald a été suivi avec succès par un psychiatre et s'est attaqué à son problème d'alcool. Le tribunal lui ordonne également de poursuivre une thérapie entreprise auprès d'un psychologue.

Rappel des faits

En janvier 2015, Gilbert McDonald avait mis en marche la fonction enregistrement vidéo de son téléphone cellulaire avant de le camoufler dans le vestiaire des filles, au pavillon Gabrielle-Roy du Cégep de l'Outaouais.

Une nageuse avait découvert par hasard le téléphone et l'avait alors remis en toute confiance à son entraîneur, Gilbert McDonald lui-même, pour qu'il alerte la sécurité.

La victime a cependant constaté que le cellulaire n'avait jamais été remis aux gardiens. Ceux-ci entreprendront par la suite des démarches pour récupérer l'appareil.

Gilbert McDonald finira par remettre son cellulaire aux responsables de la sécurité.

Il avouera rapidement avoir voulu filmer les nageuses en train de se changer. Il avouera également avoir utilisé le même stratagème une semaine plus tôt.

Lors du procès

Durant son procès, M. McDonald a expliqué au tribunal qu'il vivait à l'époque une dépression, et qu'il ignorait les raisons qui l'ont poussé à agir ainsi.

Dans l'évaluation de la peine à infliger à l'ex-entraîneur, le juge de la Cour du Québec Valmont Beaulieu a pris en compte différents éléments, dont les regrets sincères, les excuses et les profonds remords exprimés par l'accusé.

Gilbert McDonald a reconnu avoir posé ces gestes et a déclaré vivre avec un puissant sentiment de honte depuis les événements.

La cour reconnaît que l'entraîneur, sans antécédents judiciaires, risquerait d'être pénalisé dans sa vie professionnelle s'il se retrouvait avec un casier criminel.

Le tribunal a aussi tenu compte des souffrances subies par la victime.

À la suite de l'inculpation de son entraîneur, la jeune femme a été ostracisée par les autres nageuses de l'équipe. Elle vit des crises d'angoisse, et éprouve des difficultés à faire confiance aux gens.

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