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L’extrême droite ontarienne réagit aux événements de Charlottesville

Depuis les événements de samedi dernier en Virginie, une activité accrue a été enregistrée chez les groupes régulièrement associés à l'extrême-droite ontarienne.

Alors que certains d’entre eux ont dénoncé la violence et ont demandé à leurs membres de faire attention à leurs propos, d’autres renchérissent et affirment que ces événements pourraient arriver chez nous aussi.

The Rebel

L’organisation médiatique dite « alternative » The Rebel semble avoir été secouée par les événements. Leur chroniqueuse Faith Goldy était sur place et à quelques mètres à peine de la voiture qui a happé les victimes.

Depuis, un des cofondateurs du site, l'ancien chroniqueur de Sun News Network, Brian Lilley, a remis sa démission. Lundi, sur sa page Facebook, celui-ci a expliqué que les événements de samedi dernier ont eu un impact sur sa décision.

« Ce qui a peut-être commencé comme une préoccupation par rapport au ton sévère pris sur certains sujets (chez The Rebel, NDLR) a atteint son paroxysme avec les événements de ce week-end à Charlottesville, en Virginie. Qu’est-ce que The Rebel faisait à ce rallye qui était vraiment un rassemblement de suprématistes blancs antisémites? Ça me dépasse complètement. »

M. Lilley n’est pas le seul à avoir réagi fortement à ces événements. Ezra Levant, autre figure de proue du groupe, a émis un mémo aux employés de l’organisation et l’a publié sur son site web. M. Levant a tenu à se dissocier du mouvement alt-right américain : « Je suis juif et fier, et nous avons des gens de diverses races et milieux qui travaillent avec nous. »

Pour terminer, Gavin McInnes, Ottavien, fondateur du groupe Proud Boys et collaborateur régulier à The Rebel, a publié un long vlogue, mardi, dans lequel il se dissocie fermement de l’événement. « J’ai dit, très tôt, en mai et en juin, quand j’ai appris les détails de l’événement, que je ne voulais pas participer, et que je ne voulais pas que les Proud Boys s’en mêlent », dit-il dans cette vidéo.

Proud Boys Canada

Le groupe activiste Proud Boys, qui affirme vouloir défendre « l’Ouest » et être réservé aux « propriétaires d’un pénis », est présent à Toronto. En réaction aux événements de samedi dernier, celui-ci a publié quelques messages, dont un en particulier qui représente une nouvelle consigne aux membres.

Stephen K. Smith, l’administrateur du groupe Facebook des Proud Boys, a publié un message, mardi matin, en réaction aux événements violents. « Ce groupe est inclusif de toutes les races, couleurs et croyances. Si vous êtes racistes, vous n’avez rien à faire ici. Le gouvernement essaie de faire de nous des racistes, et c’est faux. Si vous publiez quelque chose de raciste sur cette page, vous serez banni. »

Cependant sur Twitter, ce même groupe a répondu à plusieurs messages affirmant que les membres des groupes de droite présents en Virginie avaient le droit de se défendre face aux attaques.

Jewish Defense League

Ce groupe de défense des juifs a souvent été associé avec l’extrême droite. D’ailleurs Facebook a banni ce groupe à plusieurs reprises, les qualifiant de « dangereux ».

Sans surprise, leur dirigeant, Meir HaLevi Weinstein, a publié un message sur Facebook honnissant les actions des « nazis et suprématistes blancs » en Virginie. Selon lui, ces « gangs » veulent « que des choses horribles arrivent aux juifs ». Il ajoute aussi que, à son opinion, « les gangs antifascistes associent le sionisme au nazisme ».

Canadian Coalition of Concerned Citizens

George Hallak, le dirigeant de cette association qui comporte des chapitres un peu partout au Canada et entre autres à Toronto, a envoyé une publication Facebook sur chacun des groupes privés, puis sur la page publique, mardi.

« Sommes-nous des suprématistes blancs, comme les médias tentent de nous décrire? Ou sommes-nous des Canadiens inquiets? (…) Nous ne pouvons plus accepter que nos membres publient des messages contre les musulmans ou l’islam. Ces publications ne seront dorénavant plus acceptées et supprimées. »

Kevin J. Johnston

L’homme qui a été arrêté et accusé de fomenter volontairement la haine envers la communauté musulmane en juillet dernier, a donné une entrevue avec CityTV au sujet des événements de samedi. Dans cette entrevue, publiée lundi, il ne dérougit pas et affirme que « le meurtre » qui a ébranlé Charlottesville est causé « par des gens qui en ont assez du fil narratif de l’extrême-gauche. (…) Pourrions-nous voir quelque chose du genre au Canada? Si Antifa et Black Lives Matter continuent leur barrage de haine, leur rhétorique et leur terrorisme, oui, on pourrait voir ces actions ici », a-t-il déclaré.

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