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L'histoire de guerre d'un père, écrite par son fils

L'auteur Rémi Collin raconte dans « Dieppe ma journée de guerre » le récit biographique de son père Gabriel, qui a vécu le débarquement de Dieppe, deux évasions et deux ans de labeur dans un camp de prisonniers en Allemagne.

En 1942, alors âgé de 24 ans, Gabriel Collin de Sainte-Agathe a traversé l'océan pour rejoindre les membres des fusiliers Mont-Royal. Son histoire de guerre est teintée d'inquiétude et de moments plus heureux. Avant qu'il ne soit trop tard et que les dires de Gabriel ne soient que de simples souvenirs de famille, son fils Remi a écrit un livre, aujourd'hui en nomination pour le Coup de Cœur culturel 2017 de la Ville de Gatineau.

« Quand je suis arrivé, comme c'est indiqué dans le livre, il ne voulait pas en parler, il disait qu'il n'avait pas d'histoire à faire. Un écrivain lui avait proposé, mon père avait refusé », explique Rémi Collin, un ex-cardiologue de l'Hôpital de Gatineau.

Dans son ouvrage, M. Collin se met dans la peau de son père Gabriel Collin et raconte les souvenirs qu’il avait gardés de cette guerre. Il raconte l'histoire de ces hommes qui sont partis à la guerre laissant derrière eux des mères et des familles qui s’inquiétaient.

Son projet a débuté lorsque sa fille lui a demandé si son grand-père avait écrit ses mémoires de guerre. Le processus de recherche a été long et difficile pour M. Collin qui s'est rappelé des anecdotes de son père Gabriel maintenant décédé. Il a épluché les échanges de lettres que sa grand-mère Élza avait eus avec Gabriel lors de la guerre et conservés pendant plus de 50 ans

Dans ce livre, on y raconte deux évasions, deux ans de labeur dans un camp de prisonniers en Allemagne et l'inquiétude d'une mère croyant son fils mort, n'ayant plus de nouvelles de lui pendant plusieurs mois.

« Il est considéré mort, disparu, noyé, mon grand-père avait voulu faire chanter une messe, il avait fait les arrangements. Juste avant que la croix rouge l'avait découvert prisonnier dans un camp de concentration », explique M. Collin.

Puis, on raconte enfin cette première journée de guerre effroyable lors du débarquement de Dieppe, l'une des batailles les plus meurtrières, où près de 1800 hommes y ont laissé leur vie. Remi Collin s'y est rendu 75 ans plus tard lors de l'anniversaire du raid de Dieppe.

« Ce qui a été le plus émotif, c'est quand nous avons pris un petit bateau et qu'on allait voir Dieppe vu de la mer comme mon père l'avait vu. C'est incroyable. Ils ont débarqué dans ces conditions-là. On ne parlait pas fort », dit-il.

L'histoire de Gabriel s'est du moins terminée sur une note positive. Il est revenu au Québec dans son village et a rencontré sa femme avec qui il a eu 11 enfants.

D'après le reportage de Marie-Ève DuSablon

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