Retour

L'homme qui se cache derrière le feu d'artifice du 1er juillet

Yanick Roy est artificier. Depuis plusieurs mois, son équipe et lui préparent le plus grand spectacle pyrotechnique jamais réalisé au pays. Portrait de l'homme derrière la pièce maîtresse du spectacle de la fête du Canada.

Un texte de Yasmine Mehdi

Cela fait maintenant six mois que le président de la compagnie Royal Pyrotechnique, Yanick Roy, anticipe avec fébrilité le soir du 1er juillet.

« Ça va être tout un spectacle », dit-il en souriant.

C'est auprès de son père que M. Roy a appris le métier d'artificier. Depuis une cinquantaine d'années, la compagnie familiale produit des feux d'artifice un peu partout au Canada.

Si la technologie a bien changé depuis les premiers jours de Royal Pyrotechnique, la mission de l'entreprise est restée la même.

Le chef d'entreprise et son équipe d'une vingtaine d'artificiers n'en sont pas à leur première fête du Canada. Cette année cependant, la barre est relevée d'un cran à l'occasion des festivités du 150e.

« C'est tout un honneur », confie M. Roy. « C'est énormément de travail pour 20 minutes de spectacle. Quand on aura fini, ce sera un grand soulagement parce qu'on est très nerveux. »

Pour ce feu d'artifice, le plus grand jamais réalisé au Canada, des projectiles seront envoyés de cinq sites : la pointe Nepean, le Parlement, l'édifice d'Archives Canada, le Musée de l'histoire canadienne et le bâtiment Portages IV.

L'artificier en chef et son équipe seront synchronisés au millième de seconde près et suivront une trame sonore exclusivement canadienne, mettant en vedette des artistes francophones comme anglophones.

Dame nature sème l'incertitude

Un élément pourrait toutefois perturber le déroulement de ce spectacle méticuleusement orchestré : la température.

« La pluie ne dérangera pas [...] Notre plus grand ennemi, c'est le vraiment le vent », explique le responsable du feu d'artifice.

Des vents forts pourraient en effet pousser les projectiles dans la mauvaise direction, entraînant des risques d'incendie ; comme quoi les aléas météorologiques n'épargent personne, pas même les artisans du ciel.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine