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L'itinérance en hausse malgré le plan de la Ville d'Ottawa pour y mettre fin

Malgré la mise en œuvre d'un plan de la Ville d'Ottawa visant à éliminer l'itinérance d'ici 2024, le recours aux refuges d'urgence et l'itinérance chronique ont connu une augmentation au cours des dernières années.

Entre 2014 et 2017, l'itinérance chronique a augmenté de 21 %, tandis que la fréquentation de refuges d'urgence a augmenté de 16 %.

Les chiffres sont contenus dans un rapport publié mercredi par l'Alliance pour mettre un terme à l’itinérance, une coalition de services sociaux locaux et d'organismes communautaires.

Le rapport, intitulé « L’itinérance à Ottawa : feuille de route pour le changement », examine la façon dont le plan municipal fonctionne et propose des pistes de solutions pour inverser la tendance.

La Ville fait fausse route

Bien que le rapport contient de bonnes nouvelles - 577 personnes ont pu emménager dans une maison depuis 2015 grâce à mise en place du programme Logement d’abord à Ottawa - la présidente du Comité des services communautaires et de la protection de la Ville d'Ottawa, la conseillère Diane Deans, soutient que la Ville fait fausse route.

« Nous devons prendre une pause et vraiment essayer de réinventer l'approche, parce que nous avons une crise dans notre Ville et nous n'y parvenons pas », souligne Mme Deans.

L'Alliance pour mettre un terme à l'itinérance abonde dans le même sens.

En ce qui concerne les nouvelles approches, l'Alliance pour mettre un terme à l’itinérance a indiqué que la Ville cherchera à mettre en œuvre les recommandations du rapport lorsqu'elle fera la mise à jour de son plan sur le logement abordable en 2019.

Prendre des risques qui ne donneront pas nécessairement des résultats

Le Dr Jeff Turnbull, un spécialiste des questions d'itinérance, espère que les organismes vont examiner ce qu'ils font, puis analyser comment ils peuvent établir des liens avec de nouveaux partenaires.

« Il faut avoir de nouveaux partenaires, commencer à travailler avec les services de police et les services sociaux. Nous ne sommes pas habitués à cela, nous devons nous sortir de nos ornières habituelles et prendre des risques en travaillant avec différentes organisations », a déclaré Dr Turnbull.

Cette approche,appelée intersectorielle, peut également inclure les tribunaux, les entreprises locales et les gestionnaires des transports en commun.

Mais le spécialiste insiste sur le fait qu'avant que les organismes ne se mettent à essayer de nouvelles choses, elles doivent être dans le bon état d'esprit.

« Nous devons cesser d'être contre le risque », a soutenu le Dr Turnbull. « Nous devons faire preuve d'innovation et, lorsque vous le faites, vous devez accepter le risque que vous échouiez, mais c'est la voie à suivre et plus nous ferons cela, plus nous réussirons. »

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