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L’ombudsman ontarien a les municipalités dans sa mire

Allégations de conflit d'intérêts, factures inexactes, débordement d'eau : l'ombudsman provincial a reçu en 2014-2015 plus de 1650 plaintes au sujet des municipalités sur lesquelles il pourra enquêter à partir du 1er janvier.

Dans son rapport annuel dévoilé mardi, André Marin qualifie ce nombre de plaintes de « record ».

L'ombudsman réclamait depuis des années le pouvoir d'enquêter sur les municipalités, qui sont « constamment la source principale des plaintes envoyées à notre Bureau à propos du secteur MUSH (municipalités, universités, hôpitaux et sociétés d'aide à l'enfance) ».

M. Marin suit avec « grand intérêt » la requête, en mai, du conseil municipal de Brampton, qui a demandé à la province de lui permettre d'enquêter sur des « actes d'inconduite potentiels dans les processus d'achat, les transactions immobilières, les approbations de planification et tout autre secteur ». 

Parmi les autres plaintes reçues par l'ombudsman au cours des derniers mois :

  • « Un homme s'est plaint que sa municipalité avait laissé toute une rivière d'eau pluviale de 22 propriétés adjacentes s'écouler sur son terrain. »
  • « Des conseillers municipaux se sont plaints que des collègues avaient voté sur des questions susceptibles de leur procurer des avantages financiers. »
  • « Des citoyens se sont plaints d'avoir reçu des factures inexactes et injustes pour leur consommation d'eau. »

L'ombudsman provincial indique que la nouvelle loi lui permet d'enquêter rétroactivement sur d'anciennes plaintes, si la question est toujours pertinente.

À l'heure actuelle, Toronto est la seule des 444 villes ontariennes à avoir un ombudsman.

Contrat renouvelé?

M. Marin sollicite un autre mandat, après dix ans à son poste. Son contrat a été prolongé jusqu'à la mi-septembre, alors que se tient un concours pour le poste.

« Je comprends que je fais parfois fâcher le gouvernement, dit celui qui a la réputation de ne jamais mâcher ses mots. Mais c'est mon travail. » Il admet que c'était une « erreur » de lancer, en mai dernier, une campagne sur Twitter pour que son contrat soit prolongé. Il avait alors incité ses abonnés à « faire du bruit ».

L'ombudsman de Toronto Fiona Crean fait partie des candidats à sa succession.

 

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