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L’Ontario a un nouvel ombudsman temporaire

Le gouvernement impose un nouvel ombudsman temporaire à la province. Barbara Finlay, anciennement ombudsman adjointe, occupera le poste tant qu'un nouveau candidat n'aura pas été nommé par les trois partis. 

Elle remplace André Marin, dont le contrat est arrivé à échéance hier.

Les libéraux ont eu recours à une prérogative légale, une section de la Loi sur l'ombudsman, pour nommer Barbara Finlay, alors que le Nouveau Parti démocratique de l'Ontario s'y opposait. 

Dans une lettre à ses homologues des autres partis, le leader parlementaire libéral, Yasir Naqvi, se dit déçu de l'attitude des néo-démocrates.

Dans sa lettre, Yasir Naqvi insiste sur le fait que pour assurer son imputabilité, le gouvernement ne peut se passer d'un ombudsman, même un seul jour.

La lieutenante-gouverneure de l'Ontario, Elizabeth Dowdeswell, a signé un décret ce matin pour désigner Barbara Finlay comme ombudsman par intérim de la province.

Nouvel ombudsman : les trois partis ne s'entendent pas 

L'Ontario était sans ombudsman depuis minuit, mardi, puisque les trois partis politiques ne peuvent s'entendre sur le choix d'un successeur à André Marin.

Même si ce dernier sollicite un troisième mandat, le gouvernement libéral refuse qu'il continue d'occuper ses fonctions tant que le comité formé des trois partis ne lui aura pas trouvé un remplaçant.

Une motion libérale désignant son adjointe, Barbara Finlay, comme ombudsman par intérim, avait été défaite lundi par le Nouveau Parti démocratique, tout comme la motion néo-démocrate visant l'extension du mandat d'André Marin.

Les progressistes-conservateurs ont qualifié de « triste affaire » le fait que les libéraux et les néo-démocrates ne pouvaient s'entendre sur un ombudsman temporaire.

André Marin sollicite un troisième mandat

L'ombudsman de l'Ontario, en poste depuis 10 ans, tente d'obtenir un troisième mandat, car il estime qu'il est toujours le meilleur candidat pour le poste. André Marin a tenu un point de presse lundi après-midi pour dénoncer la procédure en place pour lui trouver un successeur.

Il a qualifié de « bordélique » et de « compromis par la politique » le processus d'embauche établi par la province. Pour plus de transparence, André Marin propose que les entrevues pour choisir le meilleur candidat soient tenues publiquement.

Pour promouvoir sa candidature, André Marin a souligné qu'au cours des 10 années où il a été ombudsman, son mandat a été élargi et toutes ses recommandations ont été acceptées.

Il estime avoir toujours des chances de voir son contrat renouvelé, malgré le fait que les libéraux semblent vouloir le contraire. Selon lui, le leader parlementaire libéral, Yasir Naqvi, l'a invité à postuler de nouveau.

Le contrat d'André Marin, arrivé à échéance il y a trois mois, avait été prolongé pour qu'il puisse terminer son dernier rapport.

Durant la conférence de presse, André Marin a souligné que normalement, il revient à la personne en poste d'assurer l'intérim durant le processus de sélection du nouvel ombudsman.

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