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L’Ontario devient la deuxième province à financer la procréation assistée

Les Ontariennes de 42 ans et moins auront maintenant accès gratuitement à un premier cycle de traitement in vitro.

Cet élargissement des services de procréation assistée dans la province se fonde sur les recommandations formulées plus tôt cette année par un groupe consultatif des services en matière d'infertilité.

Cette initiative, qui représente un investissement de 50 millions de dollars par année, devrait profiter à plus de 4000 femmes annuellement.

La province emboîte ainsi le pas au Québec : les couples infertiles de l'Ontario pourront se faire rembourser un premier cycle de fécondation in vitro à partir de décembre.

Selon la province, un couple ontarien sur six est infertile.

Une femme pourra se prévaloir du nouveau programme une seule fois durant sa vie. La province couvrira les dépenses suivantes :

  • le prélèvement d'ovules
  • la transplantation de tous les embryons viables, un à la fois (afin d'éviter les grossesses multiples plus à risque)

Le coût de l'élargissement de la politique provinciale, qui couvrait jusqu'à maintenant seulement les femmes dont les trompes de Fallope étaient bloquées, est évalué à 50 millions de dollars supplémentaires par année.

Un traitement qui coûte des milliers de dollars

À l'heure actuelle, un couple infertile en Ontario peut devoir débourser des milliers de dollars de sa poche pour un traitement de fécondité dans une clinique privée.

Cela a été le cas de Sandra Alsaffawi-David, qui a déboursé 9000 $ pour tenter, en vain, de tomber enceinte, alors que son mari avait le cancer du côlon. Elle se réjouit de l'annonce du ministre Hoskins.

De leur côté, Amira Posner et son mari ont eu des jumeaux grâce à la procréation assistée. « Ils ont cinq ans et j'ai les mains doublement pleines, mais ils sont merveilleux et je n'y changerais rien, dit-elle. Je suis tellement reconnaissante. »

Le Québec a été le pionnier au pays en matière de remboursement des procédures de fécondation in vitro. Toutefois, les critères d'admissibilité y ont été resserrés.

 

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