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L'Ontario français ouvre les bras aux demandeurs d'asile francophones

Les communautés francophones du pays, notamment celles de l'Ontario, souhaitent accueillir des demandeurs d'asile en provenance des États-Unis.

Les représentants des francophones en situation minoritaire veulent séduire les migrants de langue française qui obtiendront le droit de rester au pays. Selon eux, c'est là une façon d'assurer leur survie à long terme.

Le directeur général du Conseil économique et social d'Ottawa-Carleton, Saint-Phard Désir, souligne « qu'il s'agit d'une opportunité pour les communautés francophones qui cherchent à augmenter leur population  ».

La Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada (FCFA) compte sur l'appui du gouvernement fédéral pour attirer ces nouveaux arrivants dans toutes les communautés francophones du pays.

Son président, Jean Johnson, explique que l'organisme effectue un travail « en arrière-plan pour s'assurer que le gouvernement comprenne que l'on a des services, des communautés et des emplois ».

Faire connaître les communautés francophones hors Québec

La majorité des demandeurs d'asile qui ont fui les États-Unis sont d'origine haïtienne. Un grand nombre d'entre eux se sont dirigés vers le Québec.

Le directeur général de L'Association culturelle de la jeunesse haïtienne de demain, Patrick Auguste, explique que les immigrants ne sont souvent même pas informés par les ambassades qu'il y a des communautés francophones à l'extérieur du Québec.

Il dit que ce fut son cas. « Quand je suis arrivé, je l'ai découvert ici et cela a été une surprise », précise-t-il.

Mais comment concurrencer un pôle d'attraction comme Montréal, qui compte une forte population haïtienne?

Le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), Carol Jolin, rappelle que l'Ontario a des communautés haïtiennes vibrantes, à Ottawa et à Toronto, entre autres.

« On a beaucoup à offrir. Il y a toutes sortes d'emplois qui sont disponibles dans la région », souligne-t-il. « On a un système scolaire qui est solide, partout dans la province. Donc, on a quelque chose à présenter à ces demandeurs d'asile là pour qu'ils viennent chez nous. »

M. Johnson, le président de la FCFA, rappelle d'ailleurs qu'il y a une pénurie de main-d'oeuvre dans les réseaux francophones de la santé et des services sociaux dans les communautés minoritaires. Selon lui, ces emplois bien rémunérés pourraient attirer les demandeurs d'asile.

Un spécialiste de la question de l'immigration de la firme PGF, Benoît Hubert, est d'avis que les communautés francophones hors Québec ont prouvé qu'elles peuvent rivaliser avec Montréal.

« On l'a vu dans le cas de nombreuses universités et de collèges de l'Ontario, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick, des jeunes qui entendent parler de ces parties-là du Canada, qui sont moins connues dans le monde, et qui effectivement s'y installent, qui sont chaleureusement accueillis », soutient-il.

Avec les informations du journaliste Gilles Taillon

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