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L'Ontario relève des failles dans le système de répartition des ambulances à Ottawa

Le système de répartition des appels du service paramédical d'Ottawa est touché par des problèmes « systémiques », selon le gouvernement ontarien.

Le ministère de la Santé et des Soins de longue durée a rendu publics (MSSLD), la semaine dernière, les résultats d'une enquête qui s'est penchée sur les événements survenus dans la nuit du 6 au 7 août 2016 à Ottawa.

Cette nuit-là, 13 appels pour des urgences survenant sur le territoire de la capitale ont été assignés à des ambulances de Prescott et Russell. Pour cinq de ces appels, ce n'est pas l'ambulance située la plus près qui a été envoyée sur les lieux, et ce, même s'il s'agissait de situation où la vie d'une personne était en danger.

Dans un de ces cas, un patient ne présentait plus de signes vitaux. Le service paramédical de Prescott et Russell a été envoyé sur place, alors qu'une ambulance située à 5 minutes des lieux, au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO), était disponible.

Ottawa a fait appel à Prescott et Russell puisque ses paramédicaux situés à proximité des lieux étaient à la fin de leur quart de travail. Selon les règles municipales, les ambulanciers ne doivent pas intervenir pour une nouvelle urgence à la fin de leur quart de travail afin d'éviter les heures supplémentaires.

Le Service paramédical de Prescott et Russell a mis 17 minutes avant d'arriver sur les lieux de l'urgence. Le patient n'a pas survécu.

« Cette pratique ne permet pas un service ambulancier continu et va à l'encontre du mandat du Service paramédical d'Ottawa d'envoyer l'ambulance située la plus près lors d'appels prioritaires [trad. libre] », peut-on lire dans le rapport.

Les appels pour intervenir à Ottawa ont explosé à Prescott et Russell

Le directeur du Service paramédical de Prescott et Russell, Michel Chrétien, est celui qui a demandé à la province de l'Ontario d'ouvrir une enquête. Il déplore que, par moment, son équipe intervient plus souvent à Ottawa que sur son propre territoire.

Selon lui, les appels d'urgence provenant d'Ottawa ont plus que doublé au cours des deux dernières années.

Il espère que le rapport de l'Ontario amènera à une prise de conscience.

Des inexactitudes, selon Ottawa

Le Service paramédical d’Ottawa est « fortement en désaccord » avec plusieurs des conclusions et des observations du rapport, selon Anthony Di Monte, le directeur général intérimaire des Services de protection et d’urgence.

« Je suis persuadé que le personnel arrivera à démontrer au MSSLD plusieurs des principales inexactitudes contenues dans ce rapport », souligne-t-il dans une lettre envoyée mardi soir aux élus municipaux.

Après avoir reçu le rapport, le chef intérimaire du Service paramédical, Peter Kelly, a rencontré des représentants du ministère pour éclaircir la situation et contester la validité des observations, a ajouté M. Di Monte dans sa missive.

La Ville d’Ottawa dispose maintenant de dix jours pour examiner le rapport et de 40 jours pour élaborer un plan d’action, au besoin.

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