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L'Ontario « risque fort » de ne pas éliminer son déficit d'ici 2017-2018

Le gouvernement ontarien « risque fort » de ne pas remplir sa promesse de sortir du rouge d'ici 2017-2018, selon le directeur de la responsabilité financière de la province.

Stephen LeClair fonde cette conclusion sur des « difficultés apparentes concernant la restriction des dépenses et de l'optimisme des projections de revenus ». 

M. LeClair anticipe un déficit de 5,2 milliards de dollars l'an prochain et de 3,5 milliards, en 2017-2018.

Croissance revue à la baisse, dépenses, à la hausse :

  • La croissance du PIB nominal pourrait être « d'aussi peu que 3 % » en 2015, comparativement aux prévisions de 4,3 %, selon le directeur de la responsabilité financière.
  • « Le budget de 2015 prévoyait ambitieusement, ajoute-t-il, limiter la hausse des dépenses de programmes à 0,5 % les trois prochaines années. Ces plans ne suivraient ni l'inflation, ni la croissance de la population, et représentent une augmentation des dépenses trois fois plus lente que ces quatre dernières années. »

La promesse d'équilibrer le budget d'ici 2017-2018 a pourtant été au coeur des budgets du gouvernement Wynne. Il pourrait aussi s'agir d'un enjeu clé des prochaines élections provinciales en 2018.

En plus de ces considérations politiques, sur le plan économique, les agences d'évaluation du crédit pourraient abaisser la cote de l'Ontario, si le gouvernement n'atteint pas ses cibles financières. Une telle décote ferait augmenter le coût des emprunts de la province.

Le ministre des Finances, Charles Sousa, n'a pas voulu adopter de compressions majeures jusqu'à maintenant, misant plutôt sur la croissance économique et la vente d'actifs, come Hydro One, pour l'aider à éliminer le déficit.

Après le dépôt du rapport de M. LeClair, le chef conservateur Patrick Brown a dénoncé la gestion financière des libéraux.

Autre tuile

Pour le gouvernement libéral, il s'agit du deuxième rapport critique en deux semaines de la part du directeur de la responsabilité financière.

La semaine dernière, Stephen LeClair concluait que le projet des libéraux de privatiser partiellement Hydro One pour l'aider à investir dans les infrastructures et éliminer le déficit n'était pas une bonne idée. La première ministre a, toutefois, rejeté ses conclusions. La vente des premières actions du distributeur d'électricité ira de l'avant jeudi.

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