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L'Outaouais pourrait perdre plusieurs de ses travailleurs de proximité

L'Association des travailleurs et travailleuses de rue du Québec (ATTRueQ) et le Centre d'intervention et de prévention en toxicomanie de l'Outaouais (CIPTO) s'insurgent à l'unisson contre la fin de deux fonds du Plan d'action gouvernemental québécois pour la solidarité et l'inclusion sociale.

Le directeur général du CIPTO, Yves Séguin, dénonce la fin de deux fonds, le premier à la fin mars, le second, à la fin mai. Ils aidaient les organismes pour avoir des travailleurs de milieu ou de rue.

Le montant approximatif total est de 200 000 $, soit approximativement 40 000 $ par poste. Mais Yves Séguin est incapable de dire combien de personnes perdront leur emploi.

Il n'y a pas eu de « licenciement sec », puisque les organismes cherchent des moyens pour revoir leurs montages financiers et conserver ces personnes.

La situation varie aussi d'un organisme à l'autre : certains doivent faire passer le poste d'un temps plein à un temps partiel; d'autres n'ont plus du tout d'heures.

« C'est une perte surtout pour les personnes qui sont dans la rue ou qui risque d'être en situation d'itinérance : les adolescents qui ont besoin d'être aidés, non seulement par l'école ou leurs parents, mais aussi par des intervenants qui leur ressemble plus », explique M.Séguin.

1700 interventions

À Gatineau, un travailleur de rue peut effectuer l'équivalent de 1700 interventions par année (soutien, écoute, accompagnement), selon le délégué régional de l'Association des travailleurs et travailleuses de rue du Québec, Adrien St-Onge.

Par ailleurs, selon Yves Séguin, les citoyens lambda pourraient être touchés eux aussi par la fin des fonds.

Les travailleurs de rue servent en effet de tampon entre les itinérants et les organismes, en plus d'être des points de référence pour les citoyens quand ces derniers constatent une situation potentiellement dangereuse.

Maryse Gaudreault ne perd pas espoir

De son côté, la députée libérale de Hull, Maryse Gaudreault, croit que son gouvernement trouvera une solution.

Si des appels d'intervention pour des consultations publiques pour pouvoir élaborer le prochain plan de lutte à la pauvreté ont déjà été lancés, la députée admet qu'il y aura un an entre la fin du premier plan et la mise en place du prochain, donc une absence de subvention.

« Sachez que j'ai fait les représentations nécessaires pour manifester que c'est très important que certaines initiatives ne soient pas interrompues », poursuit la députée.

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