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L'Université d'Ottawa est convaincue que le recours collectif déposé par les joueurs de hockey est inutile 

L'Université d'Ottawa demande à la Cour de rejeter le recours collectif des étudiants qui affirment avoir été pénalisés par la suspension du programme de hockey pour hommes. Selon des documents déposés devant le tribunal, l'Université affirme que cette décision s'imposait en 2014 en raison de graves allégations d'inconduite dont feraient objet au moins trois athlètes.

L'Université rétorque être extrêmement préoccupée par l'inconduite alléguée de plusieurs jeunes athlètes, qui auraient consommé excessivement de l'alcool, qui auraientt participés ou encouragés une agression sexuelle et qui se sentent à l'aise dans une culture où une telle agression passerait sous silence.

La défense suggère que plusieurs joueurs ont assisté à l'acte

Le 2 février 2014, les Gee-gees d'Ottawa sont à Thunder Bay pour un tournoi de hockey. Après la partie, l'alcool aurait coulé à flot chez les joueurs, au point où l'un d'eux, complètement intoxiqué, aurait dû être transporté en ambulance à l'Hôpital.

Selon la défense, un membre de l'équipe aurait eu des relations sexuelles avec une jeune femme à l'hôtel, avant que la situation ne dégénère.

Le document affirme que deux autres hockeyeurs, le capitaine et son assistant, auraient ensuite eu des relations sexuelles avec cette même jeune femme, mais il n'est pas clair si elle était consentante.

Plusieurs joueurs à moitié nus auraient regardé ou touché à la jeune femme au cours de cette présumée agression. Tous se seraient tus, selon les documents déposés en cour.

L'Université d'Ottawa n'a entendu parler de ces événements que trois semaines plus tard. C'est un enquêteur indépendant qu'elle a embauché qui lui a fait le résumé des événements. L'Établissement suspendra son programme de hockey jusqu'à l'automne 2015.

La police accusera deux étudiants d'agression sexuelle.

Le reste de l'équipe, 22 jeunes hockeyeurs, réclame un dédommagement dans un recours collectif contre l'Université d'Ottawa. Ils disent avoir été pénalisés en étant injustement liés à une présumée agression sexuelle.

Leur avocat, Lawrence Greenspon, prétend que l'Université a mal agi.

Maintenant que les deux positions sont connues, la cour doit décider d'ici quelques semaines si elle autorise le recours collectif.

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