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La 50, fréquentée par 16 000 automobilistes par jour entre Gatineau et Montréal

Les résultats préliminaires d'une étude commandée par la MRC de Papineau semblent confirmer que l'autoroute 50 attire de plus en plus d'automobilistes sur son territoire.

Un texte de Nathalie Tremblay

Cinq ans et demi après le parachèvement de l'autoroute 50, en Outaouais, le nombre de véhicules empruntant la route 148, à la hauteur de Thurso, a baissé de moitié. Il est passé de 8500 voitures par jour en 2011 (année avant l'ouverture de la 50) à 4900 en 2016, selon les données les plus récentes du ministère des Transports.

Ces automobilistes semblent s'être déplacés vers la 50, ce qui est une bonne nouvelle pour le préfet de la MRC de Papineau, Benoit Lauzon.

« C'est extrêmement positif », a dit M. Lauzon, qui ajoute que le nombre d'usagers de la 50 entre Gatineau et Montréal a doublé.

Les données préliminaires indiquent aussi des changements dans les déplacements sur d'autres routes de la MRC.

Alors que le nombre de voitures a baissé au sud de la 317, près de Thurso, l'achalandage a doublé sur la route 321, à la hauteur de Saint-André-Avellin.

« On veut faire du développement au niveau des pistes cyclables. Est-ce qu'on va envoyer une piste cyclable sur une route achalandée ou l'envoyer sur une route où la circulation routière est moindre? », s'est interrogé le préfet.

L'arrivée de l'entreprise BMR à Saint-André-Avellin pourrait aussi expliquer les déplacements plus importants qui s'effectuent dans ce secteur, selon M. Lauzon.

Mieux prévoir le développement

Toutes ces données permettront à la MRC et aux acteurs économiques et touristiques du territoire de mieux orienter leur stratégie de développement.

La deuxième phase de l'étude consistera à mesurer les impacts économiques et les changements à la population de la MRC de Papineau.

Une présentation sera faite au conseil des maires en juillet. Les résultats de l'étude pourraient mener à de nouvelles mesures pour l'achat local ou à la mise sur pied d'un service de transport en commun.

« On ne pourra pas desservir les 24 municipalités [de la MRC] avec un service de transport en commun sur tout notre territoire. Ça prend un point d'entrée vers la Société de transport de l'Outaouais », a soutenu M. Lauzon, qui se dit ouvert à toutes les propositions.

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