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La CCN veut agrandir son réseau de sentiers dans le parc de la Gatineau

La Commission de la capitale nationale (CCN) propose d'ajouter plus d'une centaine de kilomètres de sentiers dans le parc de la Garineau, afin de garder les visiteurs dans des sentiers balisés et éviter l'expansion du réseau de pistes non officielles.

Le parc compte déjà environ 200 kilomètres de sentiers officiels. Toutefois, la CCN a noté un nombre croissant de pistes clandestines, notamment dû à la popularité de la raquette hivernale ou du vélo de montagne. À l'origine, le réseau de sentiers n'avait pas été conçu pour de telles activités.

Plus de 300 kilomètres de ce réseau non officiel ont été répertoriés, selon la directrice du parc de la Gatineau, ce qui pose des risques sur le plan environnemental.

« Nous avons plus de 150 espèces à risque dans le parc que nous avons la responsabilité légale de protéger, incluant leur habitat. Quand les usagers créent ces pistes, ils ne sont pas nécessairement au courant de ces enjeux », explique Christie Spence.

Depuis 2014, la CCN consulte les usagers du parc de la Gatineau, les politiciens et les résidents vivant à proximité concernant ses sentiers. La société d'État croit que la création de 110 kilomètres de sentiers additionnels pourrait aider à freiner l'expansion du réseau non balisé.

Mme Spence affirme que la CCN évaluera comment les nouvelles pistes pourront être intégrées au réseau existant, en essayant d'en faire le plus avec les montants disponibles. Elle dit également qu'un entretien minime des sentiers additionnels sera effectué pour garder les coûts bas.

Des usagers satisfaits

Près de 150 personnes ont assisté, jeudi soir, à une consultation publique portant sur le réseau de sentiers de la CCN dans le parc de la Gatineau, qui avait lieu au siège social de la société d'État.

Jonh Westdal, un résident d'Ottawa qui pratique le vélo de montagne, s'est réjoui à l'idée de pouvoir profiter d'un plus grand nombre de sentiers.

« La majorité des pistes accessibles en ce moment sont de niveau débutant ou intermédiaire et ne sont pas attrayantes pour toute la communauté des amateurs de vélos de montagne. Je pense c'est ce qui nous a poussés vers le hors-piste », a-t-il dit.

Nicole Desroches, une résidente de Chelsea qui se décrit comme une environnementaliste, s'est dite satisfaite de l'accent mis sur l'offre de sentiers récréatifs, tout en visant la conservation de la nature.

Les plans ne sont pas encore finalisés et un sondage est toujours en cours jusqu'au 15 mai.

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