Des vaches à la recherche d'un peu de confort sous l'ombre des arbres : les effets de la vague de chaleur commencent à se faire sentir dans les champs de l'Est ontarien.

Les agriculteurs et les producteurs de fruits et de légumes de la région sont sur leur garde, avec les températures actuelles. Les troupeaux en subissent les contrecoups, aux dires du directeur général de l’Union des cultivateurs franco-ontariens, Simon Durand.

Le foin de moins bonne qualité?

Dans les champs, la première récolte de foin de l'année a été bonne tant au chapitre du rendement que de la qualité. Certains agriculteurs se demandent toutefois s'ils ne devront pas faire leur deuil de leur deuxième coupe.

« On a déjà des inquiétudes pour la deuxième coupe de foin », explique M. Durand. « Les champs et le gazon ne poussent plus. »

Par ailleurs, même si le soja est une plante qui aime habituellement la chaleur et l'humidité, celui planté par Normand Riopel éprouve certaines difficultés. Au banc des accusés : le stress relié au manque d'eau.

L'état du blé de printemps laisse aussi à désirer chez M, Riopel. « Celui de printemps cette année, dans mon cas, souffre un peu parce que la chaleur est en train de le cuire. »

L'agriculteur pourrait néanmoins sauver la mise avec son blé d'automne. « Mon blé d'automne est très beau, pleine terre. Je n'ai pas à me plaindre. »

Une abondance de fraises

De son côté, le producteur de petits fruits Jacques Lamoureux connaît une bonne saison jusqu'à présent. Les fraises poussent en abondance.

Le producteur a cependant dû s'ajuster avec la chaleur qui sévit. D'une part, ses cueilleurs se mettent au boulot plus tôt le matin. D'autre part, le système d'irrigation fonctionne à plein régime.

« L'eau fait la grosseur de notre fruit », explique M. Lamoureux. « En ce moment, les plantes, elles puisent toute leur énergie qu'elles ont pour faire leurs fruits. Un manque d'eau, ça peut être catastrophique. »

S’il y a bien une plante qui bénéficie de cette hausse de mercure, c'est le maïs sucré.

Jacques Lamoureux s'attend d’ailleurs à une excellente récolte. À cette vitesse, vous pourriez avoir du maïs sucré sur votre table d'ici deux semaines.

Avec les informations de Denis Babin

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