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La communauté algonquine de Lac-Rapide sous le choc

La communauté algonquine de Lac-Rapide, dans la réserve faunique de La Verendrye, est sous le choc après l'arrestation du présumé meurtrier de Rosianna Poucachiche, 17 ans après sa mort.

L'accusé, aujourd'hui âgé de 33 ans, était mineur au moment des faits. On ne peut donc pas révéler son identité. Or, dans cette petite communauté où tous se connaissent, peu de gens sont enclins à parler du drame.

« On peut vraiment sentir la tension », a expliqué la soeur aînée de la victime, Marylynn Poucachiche. L'oncle de cette dernière, Eugene Nottaway, était lui aussi ébranlé par les événements.

« Pourquoi ont-ils mis autant de temps à l'arrêter ? Ils ont trouvé ça en 2000, là on est rendus en 2017 », a-t-il demandé avec émotion.

Le chef des Algonquins du Lac-Barrière, Casey Ratt, assure que du soutien psychologique sera offert à toutes les personnes touchées par cette affaire.

Il s'explique mal que la police ait mis autant de temps à procéder à l'arrestation et affirme que cela ébranle sa confiance à l'égard de la Sûreté du Québec (SQ).

« Depuis combien de temps avaient-ils l'ADN qui a mené à l'appréhension de cet individu? », a-t-il demandé.

Depuis dix ans, l'Unité des enquêtes non résolues de la SQ travaillait à ce dossier. De nouveaux tests d'ADN menés au printemps dernier grâce à une nouvelle technologie ont permis de faire avancer cette enquête.

Le suspect sera de retour en cour le 19 juillet à Maniwaki.

D'après le reportage de Estelle Côté-Sroka

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