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La condition des détenus au Centre de détention d'Ottawa-Carleton s'améliore

Un rapport d'étape du Groupe d'examen au sujet du Centre de détention d'Ottawa-Carleton, publié jeudi, montre que la situation s'améliore dans l'établissement carcéral.

Le Groupe d'examen a été mandaté par le ministre ontarien de la Sécurité communataire et des services correctionnels (MSCSC), en mars dernier, pour améliorer les conditions de détention à la prison d'Ottawa-Carleton, anis que la santé et la sécurité des détenus et du personnel qui y travaille.

Le Groupe a formulé 42 recommandations.

Dans le premier rapport d'étape, on indique que 11 recommandations ont été mises en oeuvre et que plusieurs autres le seront d'ici un an.

Parer au plus urgent

Le gouvernement provincial et les dirigeants du Centre de détention d'Ottawa-Carleton se sont attaqués en priorité au problème de surpopulation dans la prison.

Un certain nombre de détenus, qui purgent une peine de plus 30 jours, ont été transférés en avril dans d'autres établissements, afin qu'ils puissent bénéficier de plus de services.

Le taux d'occupation quotidienne à la prison d'Ottawa est passé en moyenne de 106,9 % en mars, à 87 % à la suite du transfert de ces détenus.

Mais ce taux varie constamment, en raison de l'ajout régulier de détenus. À la remise du rapport d'étape, jeudi, le Centre de détention était à 102 % de sa capacité, soit de nouveau en situation de surpopulation.

La province a également rétabli le poste de coordonnateur provincial du transport des détenus, pour répartir la population carcérale et réduire le surpeuplement dans les établissements.

Amélioration de la propreté des lieux et de la santé des détenus

Le Groupe d'examen avait aussi noté la nécessité de nettoyer régulièrement et en profondeur les murs, les douches, les planchers et les fenêtres, d'exterminer les insectes, de désinfecter tous les produits d'hygiène et de laver régulièrement les draps des détenus.

Les dirigeants de la prison d'Ottawa ont instauré un plan de nettoyage approfondi des lieux. Des sandales de douche ont notamment été fournies aux détenus.

Une pratique dénoncée d'obliger des détenus à dormir dans les douches ou à trois ou quatre par cellule a aussi été abandonnée.

Les dirigeants du Centre de détention d'Ottawa-Carleton ont également entrepris l'examen des soins de santé offerts aux détenus.

Le constat : il faut remédier rapidement au manque de main d'oeuvre et améliorer l'accès des patients au personnel médical.

Un travailleur social supplémentaire a ainsi été embauché et devrait offrir des programmes de soutien aux détenus toxicomanes.

Par ailleurs, la prison d'Ottawa se penche sur l'amélioration des services aux détenus souffrant d'un problème de santé mentale. Ses dirigeants soutiennent que 86 % du personnel de la prison a suivi la formation obligatoire à ce sujet.

Recours à l'isolement

La province a entrepris un examen du placement en isolement de détenus, qui présente un risque à autrui ou pour eux-mêmes.

Cet examen n'est pas terminé. Le rapport est attendu au printemps 2017.

Mais le MSCSC dit avoir effectué sept changements pour éviter un abus du recours à l'isolement. Il collaborera plus étroitement avec le ministère de la Santé et des Soins de longue durée pour trouver des façons de mieux desservir les détenus vulnérables ou souffrant de problèmes de santé mentale.

Services aux détenus

Enfin, les détenus musulmans ou autochtones font maintenant l'objet de services particuliers. Des sessions de prière en groupe sont offertes aux détenus de confession musulmane depuis juin, et les Autochtones qui le désirent peuvent participer à des séances de sudation depuis septembre.

Le Centre de détention a également nommé un agent de liaison pour les détenus provenant des communautés culturelles et un agent de liaison pour les détenus autochtones.

Le processus permettant aux détenus de porter plainte et d'obtenir une réponse a également été amélioré.

Avec les informations du journaliste Gilles Taillon

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