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La Coupe Grey du Rouge et Noir, en trois perspectives

Certains membres du Rouge et Noir d'Ottawa participeront au match de la Coupe Grey pour la première fois de leur carrière. D'autres ont déjà connu l'euphorie de la victoire ou l'amertume de la défaite. Quand l'expérience change l'approche d'un athlète.

Un texte de Kim Vallière

Jonathan Beaulieu-Richard, 27 ans, 1re apparition à la Coupe Grey

À sa troisième saison dans la Ligue canadienne de football (LCF), Jonathan Beaulieu-Richard participera à sa première finale de la LCF.

Le spécialiste des unités spéciales ne cache pas son enthousiasme : « On se sent comme des petits gars dans un magasin de bonbons », raconte-t-il avec un large sourire.

Propulsé dans cette semaine un peu folle, où s'accumulent les entraînements et les événements médiatiques, le Trifluvien tente malgré tout de garder une routine. Il sait qu'il doit rester concentré sur la tâche à effectuer dimanche.

« Le football, ça reste assez simple quand tu éteins toutes ces distractions-là. C'est le sport qu'on fait depuis qu'on est tout jeune. Chaque dimanche, on est 12 petits gars qui embarquent sur le terrain pour jouer le sport qu'on aime le plus », mentionne le secondeur.

C'est avec les yeux ronds pour ne rien manquer que Beaulieu-Richard découvre chaque instant de cette semaine de la Coupe Grey.

Chris Milo, 29 ans, 2e apparition à la Coupe Grey

Le botteur du Rouge et Noir, Chris Milo, a remporté la Coupe Grey en 2013, avec les Roughriders de la Saskatchewan.

La bonne humeur et l'énergie positive qu'il a ressenties avec ses coéquipiers à l'époque, il a l'impression de les retrouver à Ottawa cette année.

Milo approche le grand match de façon quelque peu différente cette fois-ci. « Je vais vivre les moments un peu peu plus, avoir un peu plus de plaisir. À ma première Coupe, j'étais un peu nerveux. Je le suis encore, mais différemment », explique-t-il.

Les joueurs qui ont goûté à l'euphorie savent toutefois que les sacrifices et le travail sont nécessaires pour se rendre jusqu'en finale.

« Ce n'est pas des choses qui arrivent tous les ans. Il y a des joueurs qui disputent une carrière sans se rendre à la Coupe », souligne le Montréalais.

Une constatation qui vient avec l'expérience de celui qui rêve à un deuxième trophée.

Jovon Johnson, 32 ans, 3e apparition à la Coupe Grey

Jovon Johnson a connu les deux côtés de la médaille à la Coupe Grey.

Le vétéran de la défense ottavienne faisait partie des Roughriders de la Saskatchewan lorsqu'ils ont triomphé en 2007. L'Américain n'était toutefois pas en uniforme lors de cette rencontre.

En 2011, il était membre à part entière des Blue Bombers de Winnipeg, lorsqu'ils ont accédé à la 99e Coupe Grey.

Johson est reparti bredouille, après une défaite de 34-23, face aux Lions de la Colombie-Britannique

« Quand tu retournes dans le vestiaire après avoir perdu le match de la Coupe Grey, toutes les erreurs que tu as faites te reviennent, ce que tu aurais pu faire autrement. Tu penses aussi au temps que ça prendra avant de revivre un match comme celui-là », affirme le demi défensif.

Il a dû attendre quatre ans avant de participer à nouveau à la rencontre la plus importante du football canadien.

Johnson n'entend pas laisser ses mauvais souvenirs associés à la Coupe Grey nuire à ses performances.

« Mon expérience me permet de mieux maîtriser la situation pendant un match, souligne le vétéran de neuf saisons. Les plus jeunes doivent comprendre qu'ils doivent rester concentrés sur le moment présent, ne pas trop penser aux prochains jeux ou à ceux qui viennent de se passer. »

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