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La CSN dénonce la suspension de deux employés du CISSS de l’Outaouais

La décision du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais de maintenir la suspension imposée à deux employés, qui ont dénoncé aux médias une situation inacceptable à leurs yeux, soulève l'ire de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

En décembre dernier, les deux employés avaient communiqué avec un journaliste de TVA afin de les informer qu’un laboratoire médical de l’Hôpital de Gatineau, réaménagé au coût de 450 000 dollars, n’avait jamais été utilisé depuis avril 2016.

Désapprouvant cette façon de faire, la direction du CISSS a suspendu sans solde les deux employés, l’un pour six mois, l’autre pour trois mois.

Le CISSS leur a, entre autres, reproché d’avoir enfreint les règles d’accès au laboratoire, rappelant sur la mention « personnel autorisé seulement » était affichée bien en évidence sur les portes.

Selon la direction, les salariés ont porté atteinte à l’image du centre de santé et ont démontré un manque de loyauté.

Une dénonciation saluée

En conférence de presse, mercredi, la CSN a reproché au CISSS son refus de faire marche arrière dans ce dossier.

Selon le syndicat, les deux employés ont agi « en leur âme et conscience » dans cette affaire, jugeant qu’il était de leur devoir de dénoncer l'inutilisation d’un tel laboratoire, particulièrement dans un contexte où le gouvernement a imposé des compressions de plusieurs milliards de dollars en santé.

« Il est complètement inadmissible de laisser dormir des installations qui pourraient servir à des gens qui en ont besoin », a dit le président du Conseil central des syndicats nationaux de l’Outaouais, Michel Quijada.

Refusant d’accepter la décision de l’employeur, les représentants syndicaux ont promis de maintenir la pression.

Qualifiant d’inappropriées les mesures prises par le CISSS de l’Outaouais, le président de la Fédération de la santé et des services sociaux de l’Outaouais, Christian Meilleur, a enjoint celui-ci de renoncer à ses mesures disciplinaires, qui sont selon lui injustifiées dans la mesure où les deux employés n’ont à ses yeux fait que leur devoir de citoyen.

Des échos partout au Québec

La suspension de deux travailleurs aurait eu des échos partout au Québec, selon le président de la CSN, Jacques Létourneau, qui s’est déplacé à Gatineau pour l’occasion. Selon lui, le courage des employés suspendus ne doit pas être puni, mais salué.

Ce genre d’action est nécessaire à toute démocratie.

Jacques Létourneau, président de la CSN

M. Létourneau a promis un appui inconditionnel aux deux employés.

Avec les informations du journaliste Jérémie Bergeron

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