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La FCFA veut une Loi sur les langues officielles avec des dents

La Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada veut que le gouvernement fédéral profite de la refonte de la Loi sur les langues officielles pour la rendre plus contraignante.

Lors de l'assemblée générale annuelle de la FCFA, qui avait lieu à Ottawa samedi, ses membres ont convenu de se mettre tout de suite à la tâche pour guider le gouvernement dans sa démarche.

Selon le président de la FCFA, les termes contenus dans la Loi sur les langues officielles doivent être plus clairs. En entrevue à Radio-Canada, Jean Johnson a expliqué que certains mots, comme le verbe « pouvoir », devraient être remplacés par des termes plus contraignants.

La promesse du premier ministre Justin Trudeau de moderniser la Loi sur les langues officielles n'est donc pas tombée dans l'oreille d'un sourd.

La FCFA souhaite que le processus de refonte du texte de loi soit bien entamé avant les prochaines élections fédérales. Elle entend d'ailleurs proposer son propre projet de loi dès novembre.

Une équipe de travail et une firme d'avocats ont été sollicitées pour conseiller l'organisme, qui déjà mené des consultations auprès de ses membres à ce sujet.

Encore beaucoup de travail

D'autres enjeux retiendront l'attention de la FCFA au cours de la prochaine année, dont le bilinguisme des juges de la Cour suprême. M. Johnson tient à ce qu'il soit obligatoire pour les magistrats du plus haut tribunal au pays de parler les deux langues officielles.

La FCFA vise aussi un rapprochement avec les communautés autochtones, un dossier défendu par le nouveau vice-président de l'organisme, Justin Johnson, un Métis du Manitoba. Selon ce dernier, les francophones et les Premières Nations peuvent être des alliés dans la défense de leurs langues respectives.

« Il y a une possibilité de voir à ce qu'on partage notre vécu, notre expertise dans ce domaine-là, mais ce travail doit être fait avec les communautés autochtones sur le terrain », a-t-il dit.

Souhaitant travailler également sur les dossiers de l'immigration francophone, du prochain recensement et de l'éducation, l'organisme a encore beaucoup de pain sur la planche pour l'année à venir.

Avec les informations de Roxane Léouzon

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