Retour

La fermeture du chemin Paugan donne des maux de tête aux citoyens

À Denholm, dans la Haute-Gatineau, la frustration des citoyens continue de monter depuis la fermeture du chemin Paugan. Un ponceau a été emporté par les eaux il y a deux semaines, forçant la municipalité à condamner cette voie empruntée par plusieurs.

Ce n'est pas le début de saison touristique qu'attendait le propriétaire de l'auberge du P'tit Paradis, Christian Cocquière. « On est obligé de contacter nos clients qui ont déjà réservé pour le dire que le chemin Paugan est barré, donc on leur indique une route qui prend une heure et demie de plus que le temps prévu. »

Sa voisine, Danielle Savard, est dans la même situation. Elle ne vit pourtant qu'à un kilomètre du ponceau qui s'est effondré, mais elle n'a plus d'accès direct à son village, ni à la route 307.

Si elle veut se rendre à Denholm, elle doit passer par la route 366, un détour de plus de 60 km. « Le courrier, les poubelles, le recyclage, c'est pas mal, c'est assez des gros impacts. »

La municipalité de Denholm espère réparer la route d'ici un mois. Une réunion spéciale du conseil aura lieu mercredi. « C'est la voie qui est utilisée pour le transport scolaire, pour amener une partie de notre clientèle à l'école St. Michael à Low, ou encore à l'école de Poltimore », explique le maire de Denholm, Gaétan Guindon.

En toile de fond, Denholm demande depuis février au gouvernement du Québec de reprendre la responsabilité du chemin Paugan. Le village de 650 habitants dit ne pas avoir les moyens d'entretenir la route en piteux état et souhaite que la province assume ce rôle, comme elle l'a fait jusqu'en 1993.

En attendant, une passerelle a été installée la semaine dernière pour permettre aux enfants de prendre l'autobus scolaire de l'autre côté. Une solution temporaire à un problème que de nombreux citoyens souhaitent voir réglé rapidement.

D'après le reportage de Mathieu Gohier

Plus d'articles

Commentaires