Les difficultés dans le secteur de la rénovation résidentielle et de la construction font une victime dans le quartier Orléans d'Ottawa. La succursale BMR fermera ses portes d'ici la mi-novembre. Les 83 employés seront tous mis à pied.

Le magasin est une institution à Orléans, sous différentes bannières il a été le premier à desservir le secteur de la construction commerciale et résidentielle.

C'est le choc pour les employés, tous ceux qui ont le plus de cinq ans d'ancienneté recevront cependant une indemnité de départ.

Des contracteurs sont aussi pris de court.

Le secteur de la construction a pourtant connu la meilleure année de l'histoire pas plus tard qu'en 2014, mais cette année les choses sont bien différentes explique Benoît Motard de l'Association des professionnels de la construction et de l'habitation du Québec (ACPHQ).

« BMR fait la majorité de son chiffre d'affaire avec les constructeurs de maisons neuves plutôt qu'avec monsieur madame tout le monde », indique-t-il.

Les entreprises de construction d'Ottawa et de Gatineau ont réduit leurs activités, le temps que le marché absorbe les unités invendues. Un impact qui se fait ressentir dans tout le domaine précise la coutière chez Keller Williams Ottawa Realty, Sylvie Bégin.

« Les gens qui travaillent en construction, malheureusement, vont subir le ralentissement, c'est le retour de la pendule, le cycle normal. Il y a des moments où on construit beaucoup, on voit des grues partout, mais à un moment donné faut absorber cet inventaire-là », dit-elle.

Les difficultés de BMR s'expliquent peut-être aussi par la compétition féroce entre les bannières. Le voisin immédiat du magasin est nul autre que Lowes, le géant américain de la rénovation alors que quelques rues plus loin se trouve Home Depot, un autre concurrent américain aux reins solides.

Une reprise qui se fait attendre

Une relance durable dans l'industrie de la construction dépendra surtout du marché de l'emploi dans la région.

Le secteur compte sur la création de postes dans la fonction publique et la haute technologie pour relancer la demande.

« Je pense qu'on verra plus clair après l'élection du 19 octobre face aux intentions du gouvernement, mais nous avons encore un marché stable », souligne John Devries, président de la Ottawa construction Association.

Avec les informations des journalistes Gilles Taillon et Stéphane Leclerc

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