Les négociations de la dernière chance ont porté fruit vendredi à l'Université du Québec en Outaouais, puisque le Syndicat des professeurs et la direction en sont venus à une entente de principe en début de soirée.

La grève qui aurait pu être déclenchée dès minuit samedi est donc annulée.

Les détails de l'entente seront présentés aux membres du syndicat lors d'une assemblée spéciale d'urgence le 12 mars.

La direction de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) rencontrait vendredi un représentant de l'équipe de négociation syndicale des professeurs et un conciliateur nommé par le ministère du Travail, dans le cadre des négociations de la convention collective des professeurs. Il s'agissait de la 43e rencontre entre les deux parties.

« Une issue satisfaisante pour les deux parties est encore possible avec de la bonne volonté, le désir de promouvoir la bonne entente et une ouverture pour un règlement approprié à notre situation », affirmait plus tôt l'Université sur son site web, assurant faire « tout ce qui est en son pouvoir pour éviter la grève ».

Les professeurs de l'UQO, sans contrat de travail depuis le 1er mai 2015, ont décidé de déclencher une grève générale si aucune entente de principe n'est conclue d'ici le 10 mars, ou si aucun arbitre de différend n'est nommé.

« On espère une solution négociée ce soir, il ne faut pas être surpris si on arrive à une impasse qu'il faut régler d'une façon définitive. On a vraiment été acculés à la grève », avait estimé Stéphanie Demers, première vice-présidente du Syndicat des professeurs de l'UQO.

Le 16 février dernier, ils avaient rejeté à 71 %, en assemblée générale, l'offre finale de l'employeur dans le cadre des négociations de leur convention collective.

Les étudiants inquiets

Les étudiants s'inquiétaient qu'une grève mette en péril leur session, bien que plusieurs soutiennent tout de même leurs professeurs.

« Il n'y a pas juste les cours qui sont impactés [par une grève], il y a aussi la direction des stages, la direction des étudiants de cycles supérieurs, il y a des étudiants qui sont salariés donc il y a beaucoup d'impacts et ils sont très inquiets », avait déclaré le conseiller aux affaires administratives de l'Association générale étudiante de l'UQO, François Pays.

Les étudiants ont bénéficié d'une semaine de relâche cette semaine.

Avec les informations de Yasmine Mehdi

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