Ils sont plusieurs vétérans de la Deuxième Guerre mondiale à s'être enrôlés en mentant à propos de leur âge. Le sens du devoir, le goût de l'aventure... Toutes les raisons étaient bonnes pour ces adolescents, qui grossier les rangs de l'Armée canadienne.

René Bertrand fait partie de ce groupe. Le résident de Hawkesbury n'avait que 16 ans lorsqu'il a revêt l'uniforme pour la première fois.

Sa carrure robuste lui donnait des airs de jeune adulte et sa force de caractère lui ouvrait déjà la voie. « J'étais haïssable comme un diable », raconte M. Bertrand, avec humour.

Les recruteurs n'y ont vu que du feu. Commence alors son aventure dans la Marine canadienne, en 1941.

Il embarque ensuite pour un séjour de cinq ans en mer.

« Tant que nous ne sommes pas dans une attaque, c'est quasiment un voyage de plaisir. Mais après voir vécu une attaque et avoir vu des bateaux couler, l'équipage entier n'est plus le même ».

Il aura vécu la fin de cette Seconde Guerre mondiale de près, lui qui voguait sur les eux de l'Asie du Sud-Est lorsque les Américains ont largué leurs bombes atomiques sur le Japon, mettant ainsi fin au conflit mondial qui aura fait plus de 60 millions de morts.

Le vétéran de 90 ans se souvient d'une rencontre avec un prisonnier libéré en 1945, à Hong Kong.

« La première chose qu'il m'a demandé, parce qu'on était Canadiens, ce n'était pas de la nourriture, mais plutôt le résultat du King's Plate », se souvient M. Bertrand.

L'homme, qui était emprisonné depuis 1941, voulait absolument savoir qui avait gagné l'importante course de chevaux, qui se déroulait à Toronto.

Un des nombreux souvenirs que garde l'Ontarien de son passage dans les forces armées.

D'après les informations de Denis Babin

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