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La guerre contre l’herbe à poux entre dans une phase critique

La mauvaise herbe, qui apparaît au printemps et qui meurt lors des premiers gels au sol, est actuellement en pleine période de pollinisation.

Selon les prévisions des météorologues, la présence du pollen d'herbe à poux dans l'air reste modérée (21 à 80 grains/m3) dans la région de la capitale nationale.

Cependant, plusieurs citoyens se plaignent de les voir pousser un peu partout, notamment sur des infrastructures municipales, telles que des bordures de trottoir.

Un spécialiste en horticulture soutient que ce sont les espaces qui ne sont pas entretenus régulièrement qui sont les plus favorables à l'espèce nuisible.

« Si on pense à des terrains vacants, des chantiers de construction qui ne sont peut-être pas sur le point d'être développés, qui sont un peu laissés à l'abandon, c'est dans ces endroits qu'on a les éclosions majeures d'herbe à poux », précise Bernard Emmeriche, un horticulteur de l'entreprise Biohorticentre.

M. Emmeriche rappelle que la meilleure façon de freiner la propagation de l'herbe à poux reste de passer la tondeuse à la mi-juillet et une autre fois à la mi-août.

Il souligne que si vous ne l'avez pas encore fait, il est déjà trop tard, puisque le pollen a déjà été libéré par la plante.

L'effet des changements climatiques

L'augmentation de dioxyde de carbone dans l'atmosphère et le réchauffement de la température facilitent la croissance et la germination des plantes en allongeant la saison pollinique.

La saison pollinique de l'herbe à poux est d'ailleurs passée de 42 jours en 1994 à 63 jours en 2002. De plus, la pollution rend les grains de pollen plus toxiques en les fragilisant, ce qui facilite la sortie des protéines allergisantes qu'ils contiennent.

« En plus ces temps-ci, c'est très chaud et sec. Il y a plus de pollen dans l'air quand le temps est chaud et sec, donc les grandes chaleurs qu'on a présentement, fin août début-septembre, favorisent la concentration de pollen dans l'air », affirme Gilles Delaunais qui est une professionnelle en santé environnementale à la Direction de la santé publique de l'Outaouais.

Selon certains experts, la meilleure arme demeure la tonte des zones où la plante peut pousser.

Certaines villes ont d'ailleurs décidé de rendre obligatoire la tonte à date fixe, tous les 15 juillet et tous les 15 août, soit aux moments où la plante s'apprête à fleurir.

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