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La jeunesse franco-ontarienne reste sur ses gardes après les élections

L'élection des progressistes-conservateurs en Ontario est reçu avec un optimisme prudent chez les fédérations jeunesse et étudiantes. Le sort de l'Université de l'Ontario français est maintenant entre les mains d'un gouvernement qui a promis d'assainir les finances publiques, sans toutefois se prononcer contre ce projet.

Un texte d'Antoine Trépanier

Durant la campagne électorale, les conservateurs ont promis d'investir dans le projet de l'université francophone, adopté par les libéraux. Le président de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), Pablo Mhanna-Sandoval, met d'ailleurs en garde le nouveau gouvernement que s'il devait changer d'avis relativement à ce projet, la jeunesse franco-ontarienne n'hésiterait pas à réagir.

« J'assure aux Ontariens et au gouvernement que s'il y a n'importe quel changement par rapport à l'Ontario français, s'il y a quelconque manque de respect par rapport aux francophones, la jeunesse et la FESFO réagiront avec rage et avec force comme nous le faisons toujours », a-t-il déclaré.

M. Mhanna-Sandoval concède que chaque élection amène son lot d'instabilités, peu importe le parti nouvellement élu. Toutefois, le projet d'Université de l'Ontario français a été adopté par le gouvernement Wynne, si bien qu'elle « existe sur papier ». Cela peut donc compliquer les choses pour un gouvernement qui ne souhaiterait pas mener le projet à terme, selon le président de la FESFO.

Pour sa part, la coprésidente du Regroupement des étudiants franco-ontariens Kalia Wane a dit vouloir voir un représentant francophone influent au sein du gouvernement progressiste-conservateur qui soit prêt à défendre les intérêts de toutes les communautés. Par ailleurs, Mme Wane espère elle aussi que Doug Ford respectera sa promesse relativement à l'Université de l'Ontario français.

« Je reste optimiste, j'espère qu'ils resteront fidèles aux promesses qu'ils nous ont faites », a-t-elle déclaré.

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