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La lutte contre la violence par armes à feu est difficile à Ottawa

La lutte pour contrer la violence par armes à feu entre les trafiquants de drogue plus ou moins organisés est difficile, constate le Service de police d'Ottawa (SPO). Au moins neuf fusillades et trois meurtres ont eu lieu dans la capitale depuis le début de 2018.

L'opération Sabotage de la police d'Ottawa, menée conjointement avec les policiers de Gatineau, annoncée l'automne dernier, a permis de retirer 24 armes à feu de la rue et de déposer quelque 300 accusations. Un total de 13 personnes reliées aux gangs de rue avaient été arrêtées.

Mais cette intervention a eu peu d'impact sur le nombre d'armes et de fusillades du côté ontarien de la rivière des Outaouais, reconnait l'inspecteur au SPO Mark Patterson.

Vers 23 h 30, jeudi soir, des coups de feu ont été tirés à l'intersection des rues Burnside et Carruthers situées près du pré Tunney.

À leur arrivée, quelques minutes plus tard, les policiers ont trouvé 18 douilles au sol.

« Nous sommes chanceux de n'avoir aucune victime innocente », a jugé M. Patterson.

Selon la police, les jeunes hommes impliqués dans ces activités du crime organisé semblent toujours aussi prompts à utiliser leurs armes pour régler leurs conflits, qu'il s'agisse de drogue, de traite de personne ou même de querelle amoureuse.

M Patterson précise qu'il s'agit d'un défi encore plus grand lorsque la victime, qui connaît généralement son agresseur, refuse de parler.

« C'est pourquoi on a besoin de l'aide des membres de la communauté pour qu'ils nous donnent de l'information », a-t-il expliqué.

Le SPO affirme que l'information peut être transmise de façon anonyme, notamment grâce à l'organisme Échec au crime ou à l'application mobile de la police d'Ottawa.

Des résidents inquiets

Des résidents du quartier Mechanicsville, où la dernière fusillade recensée a eu lieu, craignent que leur quartier redevienne un endroit chaud après une accalmie de plusieurs années. Récemment, il y a eu à cet endroit une recrudescence de la violence, incluant un homicide.

« La police dit que c'est une fusillade ciblée, mais ça ne me fait pas sentir plus en sécurité », a déclaré Corey Moynahan, qui réside dans le quartier depuis 17 ans.

D'après un reportage de Stéphane Leclerc

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