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La mairesse de Hawkesbury veut revoir la sécurité à l'hôtel de ville

Les contribuables de Hawkesbury ont l'habitude de pouvoir se promener librement un peu partout à l'intérieur de leur hôtel de ville. Mais tout cela pourrait bientôt changer.

Un texte de Denis Babin

« C'est le free for all », a lancé plus tôt cette semaine la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois, lors d'une réunion pour décrire la situation actuelle au chapitre de la sécurité à l'hôtel de ville.

En fait, nul n'a besoin d'une carte pour accéder aux bureaux administratifs à l'intérieur du bâtiment.

Durant les heures d'ouverture, n'importe qui peut se promener d'un département à un autre, et ce sans rencontrer la moindre résistance.

« J'ai été dans d'autres municipalités et il n'y a personne qui se promène comme on le fait ici », ajoute la mairesse.

Cette dernière parle en connaissance de cause. Jeanne Charlebois a tout récemment été surprise par un individu se tenant dans le cadre de porte de son bureau, alors qu'elle était plongée dans ses dossiers.

« Tu restes bête quand tu te lèves la tête, t'es assise à ton ordi […] et il y a quelqu'un qui est dans la porte. Le monsieur, ça bien été, mais on reste surprise », raconte-t-elle.

La Ville ne rapporte aucun incident sérieux

Heureusement, la Ville ne déplore aucun incident récent mettant l'intégrité physique des employés en danger. Mais mieux vaut prévenir que guérir, pensent les élus.

C'est pourquoi le conseil et des employés de la Ville ont décidé de se pencher sérieusement sur les problèmes potentiels de sécurité du bâtiment.

« C'est sûr que les employés, c'est la priorité. La sécurité pour l'achalandage, la confidentialité des documents, s'assurer que les gens sont prévenus avant d'avoir un rendez-vous, c'est primordial », indique Guillaume Boudrias, gestionnaire de projets pour les services techniques de la Ville de Hawkesbury.

Cette dernière veut s'inspirer des municipalités environnantes, comme la Cité de Clarence-Rockland, où les entrées et sorties sont contrôlées.

Le sujet devrait bientôt se retrouver à l'ordre du jour du conseil, alors que les élus se penchent toujours sur le budget de l'année financière en cours.

S'il n'en tient qu'à Jeanne Charlebois, la question devra être réglée dans les plus brefs délais.

« Ce n'est pas de réagir. C'est de passer à l'action. C'est ça qu'il faut qu'on fasse », conclut-elle.

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