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La ministre Foote forcée d'expliquer les ratés de Phénix en comité parlementaire

La ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Judy Foote, a comparu en comité parlementaire lundi après-midi, afin de répondre aux questions des députés dans le dossier du système de paye Phénix.

C'est la première fois que les députés pouvaient poser directement leurs questions à la ministre.

Ils n'ont d'ailleurs pas perdu de temps pour envoyer des flèches au gouvernement Trudeau et soulever tous les ratés du système, depuis son implantation il y a sept mois.

De nombreux membres du comité ont soulevé le fait que le ministère des Services publics et de l'Approvisionnement ait déployé le système Phénix malgré des avertissements lui indiquant de ne pas aller de l'avant avec la mise en place, notamment de la part des syndicats de la fonction publique.

Judy Foote a expliqué devant le comité qu'elle a reçu plusieurs avis l'assurant que le système Phénix était prêt à être déployé au printemps.

« Je ne suis pas prête à dire que nous sommes précipités à le faire, parce que je sais que j'ai sans cesse posé des questions », a-t-elle déclaré.

La ministre Foote a tenté de faire comprendre au comité qu'elle n'avait pas eu le choix de déployer la deuxième phase de Phénix, car l'ancien système et le nouveau ne pouvaient continuer à fonctionner simultanément.

La ministre a toutefois refusé de révéler qui lui a donné ces directives.

Pendant la réunion du comité parlementaire, des députés libéraux et conservateurs ont pris part à une confrontation. Chacun a tenté de jeter le blâme du fiasco Phénix sur l'autre.

Le député conservateur de Bellechasse-Les Etchemins-Lévis, Steven Blaney, a été particulièrement virulent dans ses critiques envers la ministre Foote.

Il déposera d'ailleurs une motion pour inviter la ministre à donner plus de précisions sur les développements du système Phénix.

« Ça ne va pas bien à la shop. Pourquoi avoir pesé sur le bouton vert pour partir la machine quand vous le saviez que ça allait être le bordel? », s'est-il exclamé.

La ministre des Services publics et de l'Approvisionnement a répliqué que si 700 conseillers en rémunération n'avaient pas été mis la porte par le gouvernement précédent, on n'en serait peut-être pas là aujourd'hui.

Les syndicats déçus

De leur côté, les syndicats de la fonction s'attendaient à plus de réponses de la ministre lors de cette rencontre.

Plusieurs questions ont été posées, mais ils n'ont pas obtenu davantage d'explications, estiment-ils.

« Des questions étaient posées pour cibler la cause, la source des problèmes. Il n'y a pas eu de réponse directe, je trouve... "Oui c'est moi, non c'est l'autre". Il y a eu plutôt une échappatoire », estime le vice-président de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), Stéphane Aubry.

Au total, 67 500 employés de la fonction publique fédérale éprouvent toujours des problèmes avec leur paye.

Le ministère des Services publics et de l'Approvisionnement se donne jusqu'à la fin octobre pour résoudre ces problèmes. Toutefois, les députés des partis d'opposition ainsi que les syndicats ont du mal à y croire.

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