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La ministre Sandals questionnée au congrès de l’AEFO sur l'avenir du Centre Jules Léger 

Les participants au congrès de l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO) n'ont pas manqué d'interpeller la ministre de l'Éducation de l'Ontario, Liz Sandals, au sujet de l'avenir du Centre Jules Léger.

Le Centre, qui offre des services aux enfants malentendants ou qui ont des troubles d'apprentissage, a subi une baisse d'effectifs de 63 % entre 2004 et 2014, une tendance à la baisse qui touche aussi d'autres établissements de ce type.

Par conséquent, une consultation a été lancée ce printemps afin de voir comment il était possible d'améliorer les services offerts aux jeunes ayant des besoins spéciaux à travers la province.

Cependant, des doutes sur ce processus ont été soulevés à cause d'une lettre envoyée aux directions d'écoles stipulant que les inscriptions sont suspendues dans ces établissements jusqu'à nouvel ordre.

Questionnée à ce sujet par les congressistes de l'AEFO, qui sont réunis à Ottawa, Liz Sandals a assuré qu'il n'y avait rien d'entériné.

« Nous n'avons pris aucune décision, alors je ne spéculerai pas sur l'issue de ce dossier. Cependant, il est évident que nous devons nous assurer que les enfants qui sont sourds et qui viennent de familles francophones ont la possibilité de recevoir une éducation », a-t-elle expliqué.

Ces réponses n'ont pas convaincu les membres de l'AEFO, sachant que l'organisme souhaite que les francophones gèrent eux-mêmes le Centre Jules Léger, au même titre que les 455 autres écoles de langue française de la province.

« Je me pose la question : oui il y a une consultation, mais comment [se fait-il] qu'on n'a rien mis en branle en fonction de l'année prochaine? Parce que les conseils scolaires sont déjà en processus de dotation », s'interroge le président sortant de l'AEFO, Carol Jolin.

Ce dernier affirme que les enseignants veulent que l'avenir du Centre soit pérennisé et il prévient que si le ministère choisit d'intégrer les jeunes ayant des besoins spéciaux au système éducatif traditionnel, il faudra des ressources supplémentaires.

D'après un reportage de Gilles Taillon

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