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La mobilisation des infirmières ne s'essouffle pas

Des infirmières du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de l'Outaouais se rassembleront, vendredi soir, au bar du Vieux-Hull, le Petit Chicago pour dénoncer leurs conditions de travail.

Intitulé « Dénonçons, parlons, agissons », l'événement qui aura lieu à 18 h, s'inscrit dans la foulée d'action dont la publication d'un livre noir des urgences de l'Outaouais, le port de chandail affichant les mots « infirmières épuisées = risques d'erreurs élevés » et « quotas sécuritaires » et des sit-in.

Les infirmières de la région et les autres professionnels de la santé sont invités à prendre la parole pour identifier les manquements dans les soins et les pratiques de gestion actuelles.

Jeudi soir, une dizaine d'infirmières se sont présentées à une rencontre du conseil d’administration du CISSS de l'Outaouais. Elles arboraient des brassards sur lesquels on pouvait lire « Infirmières épuisées » pour réclamer des changements.

Pour la présidente du Syndicat des professionnelles en soins de l'Outaouais (FIQ-Outaouais), Lyne Plante, le temps presse.

« On ne pourra pas passer à travers l’été avec les conditions qu’on vit présentement. Notre brassard le dit là. Nous on est surchargé, on est épuisé, le CISSS nous laisse tomber. On a notre quota », dénonce-t-elle.

Seize projets-pilotes doivent être mis sur pied à travers le Québec. Ce sont des projets qui visent à réviser à la baisse le ratio patient infirmière. C’est un enjeu fondamental selon la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) pour régler la crise actuelle de la surcharge de travail des infirmières, mais ce n’est pas suffisant pour les infirmières de la région.

Bien que les infirmières accueillent favorablement l'annonce de projet-pilote, elles attendent toujours.

Véronique Belley, infirmière à l'Hôpital de Gatineau est une des organisatrices de l'événement de ce soir.

« En ce moment, nous, dans le milieu, on ne voit aucun changement. On veut voir des changements rapidement. Puis, les projets-pilotes, oui, c'est une bonne idée, mais en ce moment en Outaouais [...] on souhaiterait en avoir un au niveau des urgences », juge Mme Belley.

Chaque participant au micro-ouvert est invité à proposer des solutions aux problèmes qui se posent aux infirmières.

La prochaine rencontre entre le syndicat et la direction du CISSS de l'Outaouais aura lieu lundi.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau

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