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La MRC de Pontiac juge déplorables les pannes de téléphonie sur son territoire

La municipalité régionale de comté (MRC) de Pontiac dénonce une nouvelle panne des services de téléphonie et d'Internet survenue sur une partie de son territoire le mois dernier. Selon le préfet Raymond Durocher, c'est la sécurité même des citoyens qui est en jeu.

La panne survenue le 19 septembre, près de la route 148 à l'est de Fort-Coulonge, a touché des résidents de Mansfield-et-Pontefract, Fort-Coulonge, Waltham, L'Isle-aux-Allumettes, Chichester, Sheenboro, et aussi de Pembroke en Ontario et a duré 14 à 16 heures, selon le préfet. Elle été causée par un camion de bois ayant accroché des fils téléphoniques et la fibre optique.

Des mesures d'urgence ont été mises en place pour que les résidents puissent communiquer avec les pompiers, les ambulanciers et les policiers.

« Ça s'explique mal que quand il y a un bris sur le réseau, sur un grand réseau, c'est tout le monde qui tombe en panne », a déploré le préfet mardi en entrevue à l'émission Les matins d'ici.

Celui-ci entend maintenant discuter de la question avec le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC). La MRC demande à Bell et au CRTC d'assurer la « redondance » du réseau téléphonique sur le territoire, soit l'installation d'une ligne d'urgence servant en cas de défaillance.

Selon la MRC, il s'agit de la cinquième panne générale du genre en neuf ans.

En fin de journée mardi, Bell n'avait pas encore réagi à la demande d'entrevue de Radio-Canada sur ce sujet.

Des maux de tête pour la population

La panne a causé bien des maux de tête aux résidents de la MRC de Pontiac.

Premier répondant, Richard Morissette a dû communiquer avec une radio bidirectionnelle plutôt qu'avec son cellulaire.

« Ça a coupé le système de téléphone. On ne pouvait pas faxer, on ne pouvait rien faire. Ça a affecté le système d’urgence. Il faut être plus aux aguets », a-t-il commenté.

Les commerces ont aussi subi les conséquences de la panne.

« Dans la restauration, c’est une grosse problématique. Même pour passer les commandes c’est tout électronique aujourd’hui », a souligné Debby Laporte, la cliente d'un restaurant.

« Ça a affecté aussi la population locale. On a été 11 heures sans service. C’est un service qui devrait être amélioré. Je sais qu'au niveau politique, il y a de la pression qui se fait. Il n’y a pas de raison que ça arrive, qu’en 2017 on soit privés du restant de la population de la région de l'Outaouais », a réagi Gaétan Gravel, un autre citoyen.

Avec les informations de Dominique Degré

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