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La Municipalité de Pontiac insatisfaite du nouveau décret de Québec

Le maire de la Municipalité de Pontiac estime que les modifications apportées au décret gouvernmental sur les inondations n'ont pas répondu aux préoccupations des sinistrés.

Le ministre de la Sécurité publique et des Affaires municipales, Martin Coiteux, annonçait mercredi que le décret encadrant la reconstruction des maisons en zones inondables serait modifié.

Le décret initial prévoyait la démolition des résidences dont le coût de la reconstruction aurait excédé 50 % de la valeur foncière dans les zones de grands courants, dites 0-20 ans. De nombreux sinistrés se sont élevés contre cette proposition lors de consultations publiques tenues dans 15 régions du Québec.

Le maire de la Municipalité de Pontiac, Roger Larose, estime pour sa part que les modifications apportées « n'apportent rien de concret » à ses concitoyens.

Dans cette ville durement touchée par les inondations du printemps dernier, une cinquantaine de résidences se trouvent dans une zone de grands courants.

Contrairement à la Ville de Gatineau, la clause de dérogation collective exceptionnelle du décret ne s'applique pas à Pontiac, étant donné que les secteurs touchés ne sont pas desservis par un système d'égout ou d'aqueduc.

« Les mêmes lois s'appliquent, les mêmes problèmes pour Pontiac seront là », explique M. Larose.

« J'ai arrêté les rénos, parce que je ne sais pas où je m'enligne. Je ne sais pas si la maison va être démolie, le gouvernement ne nous parle pas », soupire un sinistré de Pontiac, Sylvain Lacroix.

L'homme, qui vit dans le secteur depuis près de 20 ans, déplore un « manque de communication » avec les autorités provinciales.

Le maire Larose voudrait que le gouvernement du Québec mette sur place un programme de rachat des propriétés ou qu'il aide les sinistrés en zones de grands courants à surélever leur propriété pour mieux faire face aux futures crues printanières.

Avec les informations de Jérémie Bergeron

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