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La place du français dans les communications du gouvernement Trudeau suscite la controverse

La place du français dans les communications du gouvernement fédéral suscite encore une fois bien des réactions. Après des ministres conservateurs dans le passé, c'est maintenant au tour de ministres libéraux d'être montrés du doigt pour leurs messages surtout en anglais, notamment sur les réseaux sociaux.

Certains ministres gazouillent la plupart du temps en anglais et Impératif français soutient que seulement le quart des 31 ministres du gouvernement Trudeau respectent l'obligation d'informer la population dans les deux langues officielles.

Pourtant, en février 2015, l'opposition libérale s'appuyait sur un rapport du commissaire aux langues officielles pour exiger du gouvernement conservateur que les communications électroniques de ses ministres soient entièrement bilingues.

Aujourd'hui, si c'est le Parti libéral qui est responsable de l'application de la loi sur les langues officielles, quelques ministres semblent l'ignorer.

Par exemple, Hunter Tootoo, ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne, gazouille en anglais seulement.

De son côté, Bardish Chagger, ministre de la Petite Entreprise et du Tourisme, gazouille en anglais et en français, avec deux comptes.

« Il y a même des ministres qui prennent le gazouillis du premier ministre et enlèvent la version française », dénonce le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault.

Des efforts à poursuivre

Le nouveau ministre de la Famille, des Enfants et du Développement social, Jean-Yves Duclos, croit que son gouvernement fait des efforts, et qu'il faut poursuivre dans cette direction.

« C'est un travail continu, un travail que personnellement je fais avec beaucoup d'enthousiasme, je constate autour de moi au Cabinet et au caucus que l'enthousiasme est là aussi. »

« Une des motivations premières qui m'ont fait venir à Ottawa c'est justement que le français ait la place qu'il mérite », soutient le ministre.

Mais le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, s'est dit convaincu du contraire, lors de son passage à l'émission Tout le monde en parle.

« Un autre bobo du gouvernement libéral actuel, c'est qu'il y a très peu de français et les questions posées en français, presque systématiquement, elles reçoivent des réponses en anglais », dénonce M. Mulcair.

Le bilinguisme aurait-il perdu des plumes sous l'ancien gouvernement conservateur? Oui, aux dires de la directrice générale de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Suzanne Bossé.

La FCFA souhaite maintenant la nomination d'une autorité supérieure responsable de l'application de la loi sur les langues officielles auprès des ministères.

Selon un reportage de Gilles Taillon

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