Retour

La police d'Ottawa pourrait abandonner ses activités communautaires pour protester contre un « double standard »

Le syndicat qui représente les agents du Service de police d'Ottawa (SPO) a assuré qu'il pourrait y avoir une baisse du nombre d'agents de base qui assisteront à des événements communautaires, y compris le gala annuel d'automne, tandis que les tensions s'accroissent entre l'Association des policiers d'Ottawa (APO) et le chef du SPO.

La tension était palpable en fin de semaine dernière, lorsque le président de l'APO, Matt Skof, a déclaré qu'il rompait ses liens avec l'exécutif, car il estimait qu'il y avait un double standard dans le traitement des agents de police et des hauts gradés.

M. Skof a récemment accusé le chef du SPO, Charles Bordeleau, d'avoir réservé un traitement spécial à trois hauts gradés qui faisaient l'objet d'une enquête de la Police provinciale de l'Ontario (PPO) concernant des conduites criminelles alléguées.

« Le lien entre l'APO et l'exécutif est brisé », écrit M. Skof dans une lettre datée du 16 juin, adressée au chef du SPO et à Eli El-Chantiry, président de la Commission de services policiers d'Ottawa.

« J'ai donné aux employés la directive de ne plus participer à des comités mixtes qui ne sont pas obligatoires et d'autres événements », poursuit-il.

Environ une douzaine de membres ont répondu à cette directive en s'engageant à ne plus prendre part à ce type d'événements.

Selon M. Skof, le mouvement de contestation pourrait s'étendre au gala annuel de la SPO, au défilé de Fierté dans la capitale et à tout autre événement de cet ordre.

Le gala annuel de la SPO est un événement de longue date qui a permis de récolter 100 000 $ pour des oeuvres de bienfaisance locales l'année dernière.

Dans un courriel adressé à CBC, Fierté dans la capitale mentionne qu'aucune requête n'a été faite pour obtenir une présence policière lors du festival annuel.

« Nous respectons et comprenons qu'il s'agit d'un sujet interne au Service de police d'Ottawa, et non de quelque chose en lien avec notre organisation », a réagi Fierté dans la capitale.

Une décision « regrettable », selon le maire d'Ottawa

Le maire d'Ottawa, Jim Watson, a qualifié le choix de l'APO de rompre les liens avec l'exécutif de « regrettable ».

« Les seules façons de résoudre les problèmes sont la discussion et le dialogue, et sans cela vous ne pourrez pas vous asseoir à la table des négociations pour régler les problèmes qu'il y a à régler », a dit M. Watson, dimanche.

Le maire a aussi dit que cela n'aiderait pas « le moral du SPO » de ne pas aller à des événements qui sont « symboliquement importants ».

Plus d'articles

Commentaires