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La police de Gatineau veut munir plus de patrouilleurs d'un pistolet Taser

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) souhaite accroître le nombre d'armes à impulsion électrique (AIE) pour ses patrouilleurs.

Un texte de Nathalie Tremblay

La direction du SPVG en est à préparer la deuxième phase du déploiement des ces armes, communément appelées pistolets Taser. Le nombre exact d'AIE additionnelles n'est pas encore précisé.

« Nous sommes en train de finaliser un projet où on va recommander de poursuivre le déploiement des armes à impulsion électrique pour nos policiers de première ligne », indique le directeur de la police de Gatineau, Mario Harel.

Même si ce n'est pas encore dans les plans, le SPVG pourrait emboîter le pas au Service de police d'Ottawa, qui a annoncé récemment l'ajout de plus d'un millier de nouveaux pistolets à impulsion électrique pour tous ses agents, d'ici 2021, une dépense de 1,8 million de dollars.

La première phase du déploiement des AIE à l'automne 2016 a permis d'équiper une vingtaine de patrouilleurs gatinois, répartis dans les différents secteurs de la ville. Seuls les agents du groupe d'intervention (GI) en étaient munis auparavant. Un budget de 53 400 $ a été prévu à cet effet, ainsi que pour la formation.

« Au -delà des coûts, il y a toute la question de la formation récurrente qui met de la pression sur l'organisation du service de police. Nos policiers doivent être recertifiés chaque année », explique le directeur Harel.

« Donc, il faut ramener nos policiers sur les bancs d'école ou sur le terrain avec des moniteurs pour revoir nos formations, nos procédures et directives, en fonction des normes de l'École nationale de police pour avoir cette certification annuelle », ajoute-t-il.

Des armes utilisées une soixantaine de fois

Depuis leur arrivée au GI en 2014, les armes à impulsion électrique ont été utilisées à 65 occasions, dans la majorité des cas en mode démonstration, qui consiste à activer l'arc électrique sans qu'il n'y ait de contact avec un suspect.

Les autres modes d'utilisation sont la projection, qui consiste à lancer deux sondes à une distance sécuritaire, ou par contact direct, si la personne résiste toujours à son arrestation. Ce dernier mode n'a été utilisé qu'une seule fois à ce jour.

« Quelques semaines après les avoir déployées [chez les patrouilleurs] il y a deux ans, on a eu un cas où ça a permis de sauver une vie », dit M. Harel. « Ça a permis de régler une situation qui aurait fini de façon bien différente. »

« On ne veut pas en venir à l'arme létale », dit l'inspecteur Michaël Côté. « L'arme à impulsion électrique, souvent utilisée en mode démonstration, va avoir l'effet qu'on veut, soit la reddition pacifique du suspect ou de la personne qu'on doit contenir. »

Si une personne est atteinte par les sondes d'un pistolet Taser, elle sera systématiquement envoyée à l'hôpital par mesure de précaution. Un suivi administratif est aussi effectué lors de chaque utilisation d'une AIE.

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