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La présidente de la Chambre de commerce d'Ottawa dans la mire du Trésor américain

Le gouvernement américain cible la présidente de la Chambre de commerce d'Ottawa, Marie Boivin, dans le cadre d'une vaste enquête sur les activités de la multinationale PacNet. L'entreprise que dirige Mme Boivin aurait des liens avec cette dernière, qui est soupçonnée d'avoir facilité des manœuvres frauduleuses, selon le Trésor américain.

Le Trésor américain et son Bureau du contrôle des avoirs étrangers visent 12 individus et 24 organisations ou entreprises de 18 pays différents, qui auraient des liens avec la compagnie PacNet.

Les autorités américaines ont déclaré que PacNet est connue depuis une vingtaine d'années comme étant une entreprise qui faciliterait les paiements issus de manœuvres frauduleuses, et ce, en toute connaissance de cause.

Parmi les exemples de manœuvres qualifiées de frauduleuses, le Trésor américain donne l'exemple des fausses loteries, ainsi que d'autres types de sollicitations douteuses par courrier.

Dans une déclaration publiée sur son site internet PacNet nie toutes les allégations qui lui sont reprochées.

L'entreprise que dirige Marie Boivin est un bureau de change qui se nomme Accu-Rate. Ce dernier est soupçonné d'avoir facilité des transactions illicites d'argent pour PacNet, en Europe.

Ces allégations n'ont pas été prouvées en cour, sauf que tous les avoirs que possèdent les individus aux États-Unis sont bloqués .

Radio-Canada a tenté sans succès de joindre Mme Boivin afin de recueillir sa version des faits.

La GRC suit le dossier

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a indiqué à Radio-Canada qu'elle était au courant de l'enquête que mène le Trésor américain contre le groupe PacNet.

Le service de police fédéral ne peut pas commenter le cas particulier de Mme Boivin, car aucune arrestation n'a été effectuée au Canada.

Par ailleurs, en plus d'être la présidente de la Chambre de commerce d'Ottawa, Marie Boivin siège aussi au conseil d'administration de la Fondation pour la santé mentale de l'Hôpital Royal d'Ottawa.

La direction de l'organisme a fait savoir qu'elle attendait de disposer de plus d'information sur ces allégations, avant de décider de l'avenir de Mme Boivin en son sein.

Avec des informations de Stéphane Leclerc

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