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La présumée victime de retour en cour au procès d'anciens Gee-Gees

Le procès des deux anciens joueurs de hockey des Gee-Gees de l'Université d'Ottawa accusés d'agression sexuelle arrive à mi-chemin vendredi. La présumée victime a dit se souvenir de certaines caractéristiques de l'un des accusés.

Un texte d'Antoine Trépanier

Guillaume Donovan, 27 ans, de Gatineau, et David Foucher, 28 ans, de Waterville en Estrie, doivent répondre chacun à un chef d'agression sexuelle à l'endroit d'une jeune femme dans une chambre d'hôtel en février 2014. La présumée victime, alors âgée de 21 ans, est aujourd'hui âgée de 25 ans.

La jeune femme est revenue sur la relation consensuelle avec le cochambreur de l'accusé Guillaume Donovan et qu'à un moment durant l'acte, le jeune homme se serait retiré. Elle se serait alors retrouvée dans une situation de relation non consensuelle avec deux hommes qu'elle n'a pu reconnaître en raison de l'éclairage dans la chambre. La pièce était très sombre, a-t-elle dit.

Durant cet acte, un homme était sur elle et un autre à côté du lit. Ils étaient tous deux nus, a-t-elle dit. Puis, elle se souvient avoir dit au coéquipier qui s'éloignait ne pas vouloir que tout cela se produise.

L'homme sur elle aurait alors affirmé à la présumée victime : ''juste fais-le, c'est le cochambreur [du premier témoin à avoir comparu au procès]''. Elle aurait fait une fellation à cette personne contre son gré.

En réponse au procureur de la Couronne Me Marc Huneault, la présumée victime a dit, la voix empreinte d'émotions s'être sentie sans moyens, qu'il y avait trop d'hommes sur place pour dire non ou réagir de quelconque façon.

La voix de l'homme en question, elle l'a marqué puisqu'elle était profonde. Quelques instants plus tard, les lumières se seraient allumées et elle a dit avoir pris ses choses rapidement pour quitter.

Elle est la deuxième témoin appelée à la barre sur un total de quatre ou cinq. Le procès doit durer 10 jours.

Jeudi, la jeune femme a parlé avec aplomb de ce qui a mené aux faits allégués. Elle a relaté sa rencontre, par l'entremise de l'application Tinder, avec le coéquipier des deux accusés qui était aussi le premier témoin appelé à la barre durant ce procès.

Rappelons que cette affaire avait fait grand bruit en 2014 et avait poussé l'Université d'Ottawa à suspendre son programme de hockey pendant deux ans. L'entraîneur-chef de l'époque, Réal Paiement, avait également été congédié, puisque l'université n'avait été informée que trois semaines après les faits allégués.

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