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La privatisation d'Hydro One minerait les finances de l’Ontario

Un revers pour le gouvernement libéral qui projette de privatiser partiellement le distributeur d'électricité Hydro One afin de l'aider à sortir du rouge et à financer ses investissements dans les infrastructures : ce n'est pas une bonne idée, selon le nouveau directeur de la responsabilité financière de la province.

Stephen LeClair, qui a été nommé par les libéraux, affirme que la transaction serait avantageuse à court terme seulement.

Son rapport, intitulé « des avantages aujourd'hui, une facture salée demain », indique que la vente de 60 % d'Hydro One, telle que prévue dans le dernier budget, rapporterait de 6,8 à 8,9 milliards de dollars (3,3 à 5,8 milliards, une fois réglée la dette de la société publique, notamment). Mais, dès l'an prochain, le gouvernement verrait ses revenus fondre; cette perte atteindrait éventuellement de 300 à 500 millions de dollars par année, ajoute M. LeClair. 

M. LeClair ne sait pas pourquoi les libéraux ont conclu, au contraire, que la privatisation d'Hydro One serait avantageuse pour la province, expliquant que le gouvernement a refusé de lui fournir ses chiffres.

Il n'a pas évalué quel serait l'impact de la transaction sur la facture d'électricité des Ontariens, les tarifs de distribution étant contrôlés par la Commission de l'énergie.

Les partis d'opposition décrient depuis des mois le projet de privatisation, déplorant la perte de revenus à moyen terme et appréhendant une hausse de la facture d'électricité des Ontariens.

« Est-ce que la première ministre va arrêter cette privatisation folle? », a lancé ce matin la chef du NPD, Andrea Horwath.

Pourquoi une baisse de revenus?

  • Selon le directeur de la responsabilité financière, la province devrait tirer un trait sur des paiements tenant lieu d'impôt de 100 millions de dollars, versés actuellement chaque année au gouvernement par Hydro One. La nouvelle société pourrait être exemptée d'impôt jusqu'en 2020 ou plus tard.
  • La province perdrait 60 % des revenus liés au bénéfice net d'Hydro One, qui se chiffrait à 750 millions de dollars l'an dernier.
  • La vente d'Hydro One pourrait « accélérer la liquidation » de la dette de l'ancien Hydro Ontarien, financée actuellement grâce à une redevance sur les factures d'électricité. Le résultat : une perte de revenus annuelle de jusqu'à 600 millions de dollars au cours des trois prochaines années.  

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