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La province priée de mettre en oeuvre les recommandations du rapport Tulloch

Une coalition de groupes communautaires et de groupes de défense des droits et intérêts presse le gouvernement ontarien et les organismes de surveillance de la police de mettre en oeuvre le plus rapidement possible les recommandations du rapport Tulloch.

En avril, le document exortait la province à rendre ces organismes plus impartiaux, plus transparents et dignes de confiance.

La coalition et la Commission ontarienne des droits de la personne indiquent avoir été motivées par l'affaire Dafonte Miller.

La coalition demande maintenant à la province de modifier la loi pour :

  • clarifier le processus de notification de l’Unité des enquêtes spéciales (UES) et l’obligation des services de police de collaborer avec l’UES
  • permettre à l’UES d’acheminer vers le Bureau du directeur indépendant de l’examen de la police (BDIEP) les affaires d’inconduite de policiers
  • permettre au BDIEP de procéder à des enquêtes dans l’intérêt du public même si aucune plainte n’a été déposée.

L'avocat qui représente Dafonte Miller et qui est aussi membre de la coalition, Julian Falconer, déplore également la façon dont les services de police de Toronto et de la région de Durham ont agi dans l'affaire Dafonte Miller.

La famille de Dafonte Miller a d'ailleurs officiellement déposé une plainte, mercredi, auprès du Bureau du directeur indépendant de l’examen de la police (BDIEP) contre les services de police de Toronto et de la région de Durham, exigeant une enquête complète sur cette affaire.

En plus des changements législatifs qu'elle réclame, la coalition presse aussi l’UES, le BDIEP et la Commission civile de l’Ontario sur la police (CCOP) de :

  • former obligatoirement leur personnel, en partenariat avec des organismes communautaires, dont des organisations autochtones
  • compiler les données démographiques, donc celles relatives à la race
  • établir des partenariats avec les organisations autochtones

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