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La région de la capitale nationale attend du cabinet Trudeau qu'il livre la marchandise

Le fait que la région de la capitale nationale n'ait qu'un seul représentant au sein du cabinet de Justin Trudeau paraît secondaire pour plusieurs. Que ce soit les maires d'Ottawa et Gatineau, ou les présidents des chambres de commerce de la région, tous espèrent que les nouveaux ministres honoreront les promesses qui ont été formulées durant la campagne électorale.

Jim Watson ne se dit pas déçu de voir un seul député de la région au conseil des ministres.

Le maire d'Ottawa, qui souhaite avoir un siège au sein du conseil d'administration de la Commission de la capitale nationale (CCN) avec son homologue de Gatineau, souhaite cependant que Catherine McKenna soit aussi la ministre responsable de la CCN.

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, abonde dans le même sens que Jim Watson et indique que le choix devait être difficile pour le premier ministre. Il croit qu'il y avait beaucoup de candidats de valeur dans les rangs des députés libéraux.

Il attend surtout du gouvernement qu'il applique le programme présenté aux Canadiens ces derniers mois.

« On sait que dans le domaine des infrastructures, du logement, du transport en commun, le message que le Parti libéral nous envoyait, et que j'espère que le nouveau gouvernement va envoyer, c'est que les Villes avaient été entendues. S'il y a une priorité pour moi dans le domaine municipal, c'est strictement de mettre le programme sur la table et de dire comment on le livre », a indiqué le maire de Gatineau.

Selon Maxime Pedneaud Jobin, les Villes ne peuvent plus attendre en matière d'infrastructures et le rattrapage est important.

Mosaïcultures : une priorité

Selon le président de la Chambre de commerce de Gatineau, il n'y a peut-être qu'une seule députée dans la région de la capitale nationale, mais l'essentiel est ailleurs.

Antoine Normand estime en effet que le dossier des Mosaicultures en 2017 est une urgence.

« C'est la priorité sur la table actuellement. L'importance des retombées économiques, en terme de nombre de touriste, d'investissement qu'il peut y avoir avec un événement comme celui-là, est très grand. On parle de 800 000, voire 1 million de touristes qu'on n'attirait pas déjà du côté québécois », croit-il.

M. Normand estime que Mélanie Joly, la nouvelle ministre du Patrimoine, sera l'interlocutrice privilégiée pour assurer la tenue des mosaïcultures, parce que le financement du fédéral doit-être débloqué bientôt pour assurer la tenue de l'événement dans un an et demi.

Il rappelle que plusieurs autres partenaires majeures, comme le gouvernement du Québec ou des commanditaires potentiels, attendent de voir le positionnement du gouvernement fédéral.

Un travail en comité

À Ottawa, la chambre de commerce d'Orléans se dit disposé à travailler avec la seule ministre pour Ottawa-Gatineau, Catherine McKenna, mais surtout avec le nouveau député d'Orléans Andrew Leslie, qui pourrait se retrouver dans des comités.

Depuis des années les citoyens de ce secteur réclament l'installation d'édifices fédéraux dans l'est d'Ottawa. Dina Epale affirme qu'il continuera à faire du lobbying auprès du gouvernement en ce sens.

Changement de ton à prévoir

Quant aux fonctionnaires justement, c'est la qualité des ministres qui importe et non leur lieu d'origine.

Le vice-président exécutif de l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), Larry Rousseau, croit en un changement de ton avec l'arrivée de Scott Brison au Conseil du Trésor.

Larry Rousseau s'attend à ce que ce dernier donne un nouveau mandat à l'équipe de négociation du Conseil du trésor et qu'un nouveau climat de négociation basé sur « la bonne foi » devrait s'instaurer.

M. Rousseau place beaucoup d'espoir dans ce nouveau gouvernement, qui « a donné un meilleur ton pour toutes les questions relatives à l'équité salariale ou la sécurité de la vieillesse », et selon lui « ce sont des indications qu'à la table de négociations, même pour les pensions, on va voir qu'il y aura quelque chose de différent maintenant auquel on peut s'attendre. »

Scott Brinson a indiqué qu'il avait l'intention de « rétablir une culture de respect pour le service public. »

« Et on va le faire. C'est une priorité pour nous parce qu'on reconnaît l'importance du service public et pour nos fonctionnaires et j'ai hâte de travailler très proche avec nos fonctionnaires à mon ministère », a-t-il ajouté.

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