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La région se souvient de la tragédie de Polytechnique

Fleurs et bougie à la main, une centaine de personnes ont rendu hommage aux 14 victimes de la tuerie de Polytechnique, mardi soir, au parc Minto d'Ottawa.

Parmi les participants se trouvait Danielle Pecore-Ugoriji, qui a perdu sa meilleure amie dans la fusillade de Wilno en septembre 2015, a pris la parole.

« Je me demande si les mentalités de la petite ville où tout le monde se connaît ont contribué à sa mort », a-t-elle regretté.

Elle a aussi eu une pensée pour les 14 étudiantes mortes sous les balles de Marc Lépine, le 6 décembre 1989, à l’École polytechnique de Montréal.

« Chacune de ces femmes-là, qui sont mortes il y a 27 ans, pourrait se planter ici et vous dire toute sorte de belles choses par rapport à ces femmes-là, donc c’est rien d’exceptionnel ce que je vous raconte », a-t-elle déclaré.

L’organisatrice de cette veillée aux chandelles, Kim Dubé, est d’avis que la violence est encore très présente sur les campus universitaires.

« Encore aujourd’hui on peut voir plein d’événements, entre autres, ce qui s’est passé à l’UQO avec les travaux d’Hercules, le [Tour des anciens] à l’Université d’Ottawa, l’Université Laval [...] où la violence faite aux femmes, la culture du viol est encore très présente », a-t-elle lancé. « Donc, c’est très important qu’on continue d’en parler et de sensibiliser et à travailler ensemble pour éliminer la violence faite aux femmes. »

À l’issue des discours, les participants ont déposé 14 fleurs symbolisant les 14 victimes au pied d’un monument dédié « à la mémoire de toutes les femmes qui ont subi jusqu’à la mort la violence des hommes ».

D’autres commémorations

Plus tôt dans la journée, le premier ministre Justin Trudeau et les membres du Cabinet ont déposé des fleurs en mémoire des victimes de Marc Lépine. La Chambre des communes a aussi observé une minute de silence, en après-midi.

Des étudiants de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) se sont recueillis à 12 h 10 en hommage aux victimes.

Certains ont profité de l'occasion pour amasser des fonds pour le Centre d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles (CALAS) de l’Outaouais, une initiative que les membres du Comité des femmes de l’UQO ont appréciée.

Ils estiment que depuis le scandale des activités à caractère sexuel survenues sur le campus en septembre, les étudiants de l’UQO sont davantage conscientisés à la question de la violence sexuelle et de la violence envers les femmes en général.

Avec les informations du journaliste Jérémie Bergeron

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