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La rentrée scolaire, un bon moment pour inciter les jeunes à dénoncer

Le Centre d'intervention en abus sexuels pour la famille (CIASF) croit que la rentrée scolaire devrait être une période pour prendre du temps avec son enfant afin de discuter de la prévention des agressions sexuelles.

Un père de famille, dont nous tairons le nom, se souviendra toujours du jour où il a reçu un appel d'urgence concernant sa fille.

L'enfant aurait été victime d'une agression sexuelle. Radio-Canada a accepté de masquer son identité pour ne pas identifier la présumée victime.

« Ça a été une claque dans face. Assis, pis c'est comme qu'est-ce qu'il se passe? », se rappelle le père.

L'impensable s'était produit. Sa fille ne serait plus jamais la même. La méfiance s'est installée, chez elle, comme pour ses parents.

Ce refrain est malheureusement bien connu du Centre d'intervention en abus sexuels pour la famille.

Par le biais de films, de livres et de mises en situation, le CIASF a suivi près de 400 enfants qui avaient été confrontés aux agressions sexuelles, l'an dernier.

La rentrée scolaire est une période où de nombreux nouveaux adultes entrent dans la vie des enfants. Un excellent prétexte pour que les parents fassent de la prévention, selon le directeur général du CIASF, Simon Drolet.

Des arrestations célèbres ont justement fait les manchettes depuis un an. L'ex-entraîneur de ski Bertrand Charest accusé d'agression sexuelle, tout comme l'instructeur de natation Gilbert McDonald accusé de voyeurisme, au Cégep de l'Outaouais.

L'idée par contre n'est surtout pas de traumatiser l'enfant en lui faisant craindre tous les adultes, mais plutôt de l'amener à être vigilant.

« Quand il repère une situation où " Je suis tout seul avec un adulte, je ne me sens pas bien avec cet adulte-là ", il faut que l'enfant soit capable de le verbaliser de dire  " Voici ce que je vais faire, je vais quitter maintenant ." "'Non ". Il faut le crier le plus fort possible », explique le directeur général.

De plus, si jamais un enfant se confie, il faut le croire sans détour, un grand regret pour le père de famille dont son enfant aurait été victime d'agression sexuelle.

« À tel point que c'était le regret quand j'ai vu ma fille, se désole le père. La première question ce n'était pas de la croire, c'était juste : est-elle sûre? La questionner au point où on dirait que tu veux qu'elle dise : Non c'est une fausse blague. Mais non c'était vraiment arrivé. »

D'après un reportage de Geneviève Garon

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