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La répartition des appels d'urgence divise les élus de l'Est ontarien

La répartition des appels d'urgence dans l'Est ontarien continue de causer des frictions entre les élus de la région. Les maires des municipalités abonnées au service de répartition de la Ville de Hawkesbury ne s'entendent toujours pas sur son abandon au profit de celui offert par la Ville d'Ottawa.

Une étude dévoilée en 2015 indique que Hawkesbury et ses clients feraient des économies en s'abonnant au service de répartition de la capitale fédérale. Le rabais annuel prévu varie de 15 000 $ à 200 000 $, selon la taille de chaque municipalité.

Rappelons que depuis son lancement, en 2002, le service de répartition de Hawkesbury n'a jamais été rentable.

En février dernier, le maire du Canton d'Alfred et Plantagenet, Fernand Dicaire, disait être en pourparlers avec la Ville d'Ottawa. Pour sa part, le Canton de Russell devait commencer à utiliser le service ottavien en juin dernier.

Or, lors de la réunion plénière du conseil des Comtés unis de Prescott et Russell (CUPR), mardi, il a été révélé que la conclusion d'une entente est maintenant conditionnelle à ce que toutes les municipalités membres du service de répartition de Hawkesbury s'abonnent à celui d'Ottawa.

En ce moment, sept des huit villes des CUPR sont desservies par le centre d'appels de Hawkesbury. Seule la Cité de Clarence-Rockland fait déjà affaire avec Ottawa.

Son maire, Guy Desjardins, a offert son aide au reste des Comtés unis pour faciliter les discussions avec l'administration Watson.

« Je ne vous charge pas une cenne pour aller voir si on est capable de trouver une solution », a-t-il lancé, pendant la réunion, en s'adressant directement à la mairesse de Hawkesbury, Jeanne Charlebois. « Non! Non! Je ne veux pas avoir de négatif de vous, madame, là! »

Cette dernière a visiblement été piquée au vif et a demandé à son collègue de ne pas se mêler des affaires de Hawkesbury.

« J'ai un budget de pas loin de 400 000 [dollars] pour ce service-là », a-t-elle répondu. « Alors moi, j'ai d'autres inquiétudes que vous n'avez pas M. [Desjardins]. Ça s'appelle : ''Je m'occupe de mes affaires''. »

Les autres maires ne lâchent néanmoins pas le morceau. Ils demandent à Mme Charlebois une plus grande collaboration pour assurer la continuité du service à court terme.

D'après un reportage du journaliste Denis Babin

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