Retour

« La rue, la nuit, femmes sans peur » célèbre ses 10 ans dans l’Est ontarien

Cela fait maintenant 10 ans que la Coalition de Prescott-Russell pour éliminer la violence faite aux femmes organise la marche « La rue, la nuit, femmes sans peur ». Malgré ses 10 bougies, l'événement, qui aura lieu à Casselman le 20 septembre, reste tout aussi pertinent qu'à ses débuts, selon ses organisateurs.

Un texte de Denis Babin

Aux dires de la directrice générale du Centre Novas, le centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) francophone de Prescott-Russell, Anne Jutras, la marche a encore sa raison d'être.

« Dans Prescott et Russell, les agressions à caractère sexuel, il y en a encore beaucoup. Il faut changer la mentalité. Et ça prend des générations pour changer des mentalités », indique-t-elle.

Mme Jutras tient à préciser que la lutte contre la violence envers les femmes, c’est aussi une histoire d’hommes, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes. Elle invite d'ailleurs la gent masculine à participer à la marche en grand nombre.

La marche « La rue, la nuit, femmes sans peur » attire bon an mal an quelque 300 personnes. Mais au-delà du message que cette mobilisation envoie, Mme Jutras rappelle que la prévention doit se faire au quotidien.

« Ce n’est pas juste de venir à une marche et de dire ''Oui! Oui! Je suis contre ça!'' », dit-elle. « C’est de pouvoir prendre des actions tous les jours. »

Les filles de 12 à 17 ans vulnérables

Les adolescentes âgées de 12 à 17 ans sont tout particulièrement vulnérables à la violence. D’après le gouvernement ontarien, elles sont huit fois plus susceptibles d’être victimes d’une agression à caractère sexuel ou d’un autre type d’agression sexuelle que les garçons du même âge.

« Les directions, les conseils scolaires, ils font beaucoup de prévention, mais il y a quand même de l’intimidation dans les écoles. Quand les jeunes viennent dans nos groupes, on fait des rencontres individuelles pour essayer de les aider à trouver des solutions », confie Nadia Séguin, agente de programmes et de développement communautaire à la Maison interlude.

Du Programme d’aide aux victimes et aux témoins offert au palais de justice de L’Orignal, en passant par l’Hôpital de Hawkesbury, Mme Séguin souligne que les victimes ont accès à une panoplie de services communautaires dans la région.

« Ces services sont souvent méconnus. Les gens sont souvent mal à l’aise d’y aller parce qu’ils ont honte de ce qui se passe. C’est un deuil de quitter un conjoint ou une famille. Mais il faut briser le cycle du silence et de la violence », conclut-elle.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine