Originaire de la réserve Kitigan Zibi, Annie Smith St.Georges anime des cérémonies de purification, ou smudge, dans des endroits publics de la région de la Capitale-Nationale. Rencontre avec une aîné passionnée de cette pratique spirituelle.

Un texte de Joël Fitzgerald, pour Les malins

De la colline Parlementaire, en passant par le Centre national des Arts et la Place du Portage à Gatineau, Mme St.Georges se donne comme mission d’éliminer les sentiments négatifs dans l’esprit des gens.

Pour réaliser une cérémonie de purification, l’aîné crée un mélange de sauge, foin, tabac et cèdre qu’elle fait brûler dans un coquillage. Elle passe ainsi le coquillage au-dessus de la tête, des mains, du corps et finalement des pieds des gens qui y participent.

Selon Annie Smith St.Georges, chaque partie du corps a ses bienfaits et il est important de ne rien négliger.

À la fin de la cérémonie de purification, la coquille doit obligatoirement être vidée dans le feu, le pied d’un arbre ou tout autre endroit que l’on respecte et qui nous rend heureux.

Issue d’une union entre une mère catholique et un père autochtone, Mme Smith St.Georges a dû s’adapter très jeune à la réalité d’être autochtone dans un milieu majoritairement blanc, en grande partie en fréquentant une école hors réserve. Elle devait entre autres cesser de faire des séances de purification.

Aujourd’hui, cacher sa passion pour les célébrations de purification est chose du passé puisqu’elle est maintenant invitée régulièrement à purifier l’esprit des dignitaires et du public lors d’événements spéciaux de la région.

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