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La sécurité à bord des autobus scolaires est prise au sérieux à Ottawa

Préoccupé par la sécurité des enfants à bord des autobus scolaires, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est a tenu une journée de sensibilisation à l'intention des familles, dimanche, à l'aube de la rentrée scolaire à Ottawa.

Mardi, de jeunes écoliers prendront l’autobus scolaire pour la première fois. Cela peut paraître un geste simple, mais il peut se révéler difficile pour les enfants qui découvrent tout de l’école.

« Un autobus jaune, c’est gros. La première fois qu’ils voient ça, c’est intimidant », a lancé Alain Martel, gestionnaire au Consortium de transport scolaire d’Ottawa.

En plus de son aspect physique qui peut être déconcertant, les enfants doivent respecter des consignes de sécurité.

« C’est de les garder assis quand l’autobus est en mouvement, parce que parfois, il peut s’arrêter soudainement. S’ils sont debout, ils peuvent se blesser », a expliqué M. Martel.

Par petits groupes, plus de 200 parents et leurs enfants ont suivi cette formation sur la sécurité à bord de l’autobus scolaire. Visionnement de vidéo, enseignement théorique, pratique en autobus. Tout a été mis en œuvre afin de permettre aux tout-petits d’assimiler les gestes de sécurité avant la rentrée.

C’est aussi la seule journée de l’année scolaire où les parents peuvent embarquer dans l’autobus.

« Ils nous ont dit que quand nos enfants embarquent dans leurs autobus, c’est comme leurs enfants à eux. Je pense qu’il va être en sécurité », a déclaré Ashley Mesquita au sujet de son enfant.

La sécurité dans les autobus scolaires, c’est aussi l’utilisation de caméras de surveillance à l’intérieur afin de suivre des comportements qui pourraient porter atteinte à l’intégrité physique et morale des élèves, comme l’intimidation.

« C’est important, parce que nous autres, on ne voit pas tout. Il y a des affaires qui vont se passer dans l’autobus qu’on voit, il y a des enfants qui vont se chicaner ou se frapper », a fait savoir Donal Irish, un conducteur d’autobus scolaire à Ottawa.

Les caméras de surveillance permettront aussi de faire un suivi des incidents qui pourraient se produire dans l’autobus.

« Ce n’est pas seulement pour l’élève, c’est pour le conducteur aussi, parce que le conducteur fait partie aussi de l’autobus et peut être accusé de certaines choses. Là, on peut voir ce qui a été fait par le conducteur », a expliqué M. Martel.

Sur près de 400 autobus administrés par le Consortium de transport scolaire d’Ottawa, le tiers en sont munis.

Au printemps 2014, la Ville d’Ottawa est même allée plus loin en donnant le feu vert à un projet pilote afin d’installer des caméras sur les bras d’arrêt des autobus scolaires pour épingler les automobilistes dangereux. Le chef du Service de police d’Ottawa, Charles Bordeleau, affirme que toutes les technologies qui peuvent améliorer la sécurité routière intéressent les forces policières. Mais avant que ce projet ne prenne de l’ampleur, la Ville d’Ottawa doit accorder le financement nécessaire.

D'après un reportage de Godefroy Macaire Chabi

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