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La sécurité revue au Canada après l’attentat de Berlin

Les services de police municipaux et la Gendarmerie royale du Canada (GRC) sont aux aguets, au lendemain de l'attentat de Berlin, revendiqué par le groupe armé État islamique. Un homme a tué 12 personnes et en blessé 48 autres, dans un marché de Noël, lundi, en fonçant dans la foule avec un camion.

Le Centre Canadian Tire, à Ottawa, a resserré ses mesures de sécurité, en mettant en place des fouilles systématiques à l’entrée. Ailleurs au pays, des barrières de sécurité ont été installées près des marchés de Noël à Montréal et à Toronto.

Cette mesure n’est toutefois pas envisagée pour les festivités du Nouvel An devant le parlement, puisqu’une chaîne humaine est prévue de l’hôtel de ville d'Ottawa jusqu’à la colline du Parlement, ce qui rend impossible l’installation de barrières.

Par ailleurs, aucun dispositif ne permet de contrer totalement une attaque comme celle de Berlin, estime l'expert en sécurité et ancien sous-commissaire adjoint à la GRC, Pierre-Yves Bourduas.

« Si, par exemple, un groupe de personnes est rassemblé devant le parlement, sur la rue Wellington, et qu'il y a de la circulation automobile autour, il n’y a rien qui nous dit qu’un individu ne pourrait pas décider de victimiser les gens qui vaquent à leurs occupations », juge-t-il.

M. Bourduas espère toutefois que la population ne cédera pas à la peur. « On doit comme population s’assurer que l’on vaque à nos occupations comme on le fait normalement sinon c’est à ce moment-là que le terrorisme gagne », dit-il.

De nombreux rassemblements sont prévus au pays à l'approche du Nouvel An et du début des festivités du 150e anniversaire de la Confédération canadienne.

Selon la GRC, il n’y a pas de menace terroriste directe envers le Canada.

Avec les informations du journaliste Gilles Taillon

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