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La souffrance d'une présumée victime de fraude de Marc Jémus

Le procès du présumé fraudeur Marc Jémus se poursuivra au cours des prochaines semaines au palais de justice de Gatineau. Les présumées victimes dans cette affaire ont, elles, surtout hâte de tourner la page.

L'homme est accusé d'avoir détroussé avec ses complices de 50 à 70 investisseurs au début des années 2000, détournant plus de 6 millions de dollars.

Sylvio Gagnon et sa femme Monique sont des présumées victimes de fraude. L'homme partage aujourd'hui sa retraite entre la peinture, la grande passion de sa vie, et le suivi d'un dossier qualifié de « Mini-Norbourg ».

En 2005, Sylvio Gagnon et sa femme Monique pensaient avoir trouvé une façon de bonifier leurs revenus de retraite en investissant dans l'immobilier.

Ils ont plutôt vu s'envoler une partie de leurs économies, près de 70 000 $. Sylvio Gagnon aurait aimé pouvoir faire bénéficier sa famille de ces investissements.

« Moi, j'ai un petit-fils, il aurait certainement pu en bénéficier dans son éducation », lance, déçu, Sylvio Gagnon.

Sentiment de trahison

Si les pertes matérielles sont importantes, ce sont les contrecoups psychologiques et le sentiment de trahison qui marquent le plus.

En Marc Jémus, Sylvio Gagnon et sa femme voyaient un ami, eux qui connaissaient déjà son père.

Pour les présumées victimes, le procès de Marc Jémus ne marquera pas la fin de cette saga, puisqu'elles ont aussi intenté un recours collectif pour tenter de récupérer une partie des sommes dérobées.

« On parle de 2001 à 2016, c'est 15 ans, puis on attend, attend, attend. Moi, j'ai suivi ça presque quotidiennement, tout documenté dans mon ordinateur. J'ai des fichiers par-dessus la tête », déplore le retraité.

Pour certaines personnes plus âgées, le temps commence à manquer.

Dix ans après les faits, deux associés de Jémus, François Roy et Robert Primeau, ont déjà plaidé coupables à des accusations criminelles de fraude.

Marc Jémus, qui a déjà été reconnu coupable de courtage illégal, s'expose à une peine maximale d'emprisonnement de 14 ans.

D'après un reportage du journaliste Mathieu Gohier

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